Philippe Adamov – la Malédiction de Zener par caroline le 29/10/2008

Né en 1956, Philippe Adamov découvre la BD dans un petit magasin de soldes de bouquins  pendant ses vacances, et rentre alors dans le monde de Cuvelier, Jigé et Harold Foster. Après des études écourtées à l’Ecole Estienne, il intègre les studios René Laloux à Angers comme stagiaire décorateur. Pendant quelques années, il travaille dans l’illustration de SF, et rencontre des pointures comme Gérard Klein ou les frères Bogdanoff. En 1979, il est contacté par F. Allot pour travailler sur la série Ulysse 31, un travail plutôt enrichissant tant au niveau pécuniaire qu’artistique.

En 1983, il crée une BD pour Okapi avec Xavier Seguin, qui lui permet de se faire remarquer par Henri Filippini, directeur de collection chez Glénat. Celui-ci lui présente Patrick Cothias, avec qui il collaborera pendant près de 10 ans, d’abord pour "Le Vent des Dieux ", puis pour "Les Eaux de Mortelune ". En 1992, il décide de créer sa propre série, et avec l’aide de Jean-Claude Camano, directeur éditorial chez Glénat, il lance "Dayak ", une trilogie de SF. En 1999, il rencontre Jean Dufaux, avec lequel il crée   " l’Impératrice Rouge ".

En septembre 2004, Adamov, grand fan de Jean-Christophe Grangé, se voit offrir la possibilité de collaborer avec lui. Ensemble, ils créent "La malédiction de Zeyner " pour Albin Michel, un thriller un peu fantastique.
 Son trait aussi précis que brillant, son imagination fertile font de lui un des plus grands dessinateurs de cette décennie. Truculent et bon vivant, son incomparable talent a su séduire un large  lectorat. Rencontre avec un auteur fascinant.

Comment avez-vous commencé dans la bd ?

J’ai d’abord débuté chez Bayard Presse pour  Okapi. Henri Filippini de Glénat m’y a remarqué et

Malediction de ZenerMalediction de Zener

m’a proposé de venir travailler chez Glénat. Là, j’ai collaboré avec Patrick Cothias sur la série «le Vent des Dieux» ainsi que sur «Les Eaux de Mortelune». Puis j’ai créé, seul, ma série « Dayak ». Ensuite, j’ai collaboré avec Jean Dufaux sur «l’Impératrice Rouge»… Quand je suis passé chez Albin Michel, Herve Dessinge,le directeur,  m’a dit  que Jean-Christophe Grangé  serait très intéressé  par l’idée de concevoir une bd et en particulier avec moi….C’est ainsi qu’est née «la Malédiction de Zener»…


Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Je suis très inspiré par le cinéma. Le cadrage est fondamental dans la BD.  Mes réalisateurs fétiches sont Kubrick, Melville, Cronenberg, Ridley Scott. Si je devais partir sur une ile déserte, je prendrais « Lawrence d’Arabie » que je considère comme un film parfait (histoire, montage, acteurs, musique,etc.)

Quels sont vos projets après cet album ?
Je travaille sur l’intégrale de « l’Impératrice Rouge ». Nous allons y rajouter 14 pages. Après, j’ai un projet avec Jean Dufaux pour une nouvelle série…Il s’agira d’un super héros à la française. Je ne peux pas  en dire plus.