CHRONIQUE - Brooklyn Dreams - Barr & DeMatteis - Futuropolis par Sylvain le 16/07/2009

Prix neuf :
26,00 €
En librairie le :
18/06/2009
Bravo
Scénario
J. M. DeMatteis
Dessin :
Glenn Barr
Série :
Brooklyn Dreams
Éditeur :
Futuropolis
Format :
392 pages noir & blanc.
Thème(s) :
Futuropolis , Comics , DeMatteis , autobiographie

Communiqué de presse

Quinze ans après sa première publication aux USA, Brooklyn Dreams reste l’un des chefs d’œuvre de la bande dessinée américaine, inconnu en France.
Alternant les styles graphiques, passant du réalisme à l’humour, le dessinateur Glenn Barr transcende le récit autobiographique de J.M. DeMatteis. Un univers à mi-chemin entre Woody Allen et Martin Scorcese.

Brooklyn Dreams raconte la jeunesse de Vincent Carl Santini, au début des années 70, il a 17 ans, dans le quartier de Brooklyn, et les raisons pour lesquelles il est bon pour suivre une psychanalyse. Car pour savoir qui il est, il lui faut comprendre sa famille : une mère juive hypocondriaque qui se gratte au sang dès qu’elle est contrariée, et un père italien, macho, et persuadé que Mickey, l’ex-mari de la sœur de sa femme, considéré comme l’incarnation du mal dans la famille, est le vrai père de Vincent !

Comment s’en sortir quand un chien abandonné divise la famille, ou que, suite à une erreur homonymique, on se retrouve en prison, et alors, comment ne pas céder au bien-être illusoire car temporaire de la drogue ? Et bien en devenant scénariste de bande dessinée, par exemple !

Chronique

Brooklyn Dreams, publié pour la première fois en 1994 aux Etats-Unis par DC Comics, est une bande dessinée pseudo-autobiographique déroutante. J.M. DeMatteis nous envoie Vincent Carl Santini, son clone de 40 ans, nous conter les souvenirs de son enfance à Brooklyn durant les années 70, dans un monologue ponctué d'hésitations et de digressions. Car il s'agit bien d'un conte, mêlant à merveille vérité et fiction comme seule notre mémoire peut y parvenir, pour créer au final des "aventures plus vraies que vraies".

Glenn Barr a réussi de son côté à transcender cette histoire par ses dessins, mêlant les styles graphiques, passant du cartoon à un style réaliste, puis à la caricature, essayant de coller au mieux aux pensées du narrateur... Cette danse perturbe le lecteur dans les premières planches, mais il l'oublie très vite, pour plonger au coeur du récit à travers ces images.

Ces deux artistes ont quitté le temps de ce livre leurs univers habituels pour nous livrer un chef d'oeuvre de la bande dessinnée nord-américaine. N'ayez pas peur de ces 392 pages, prenez quelques heures (deux peuvent suffire) et laissez-vous conter cette année de terminale si particulière de Vincent Carl...

EN LIBRAIRIE LE 18 JUIN 2009. 26€ 17*22,5 – 392 pages noir & blanc.

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