CHRONIQUE - Mademoiselle Louise, T.4: Cash-Cache par geraldine le 06/08/2009

Prix neuf :
11,95 €
En librairie le :
05/06/2009
Bof
Scénario
Sergio Salma
Dessin :
André Geerts
Couleur :
André Geerts
Série :
Mademoiselle Louise
Éditeur :
Dupuis
Collection :
"Tous publics"
Format :
48 pages couleurs
Thème(s) :
Dupuis , André Geerts , famille , argent , jeunesse

La chronique en bref

Les scénettes sont inégales. On peut d’entrée de jeu, juste en appréciant le graphisme, dire qu’il s’agit d’une BD pour la jeunesse. Et lorsque l’on parcourt ce livre, certains jeux de mots ou des allusions à des faits de société contemporains nous font penser qu’il s’agit d’une BD pour adultes.

Le synopsis des éditions Dupuis

Mademoiselle Louise est la petite fille la plus gâtée du monde. Une seule chose lui manque : que son milliardaire de père soit plus souvent à la maison. Malheureusement, le métier de riche homme d'affaires conduit celui-ci aux quatre coins du monde et, entre deux rendez-vous, il court sans arrêt pour trouver du temps à consacrer à sa petite fille.
Heureusement, il y a Millie, une vraie nounou de compétition particulièrement douée pour les câlins et les desserts ; Richard, le meilleur ami de Louise, aussi pauvre qu'elle est riche ; Dédé-la-veine, un malfaiteur malchanceux qui n'a qu'un rêve pour s'enrichir : enlever Melle Louise et demander une rançon.
Ces trois-là font tout leur possible pour faire oublier à la pauvre petite fille riche son quotidien très confortable mais un peu terne. Avec eux, le quotidien confortable de Mademoiselle Louise devient un véritable terrain de jeux.

La chronique de Géraldine

Tout d’abord, je n’ai pas spécialement « adhéré » à la morale en filigrane de cette bande-dessinée. L’argent ne fait pas le bonheur, certes mais est-ce une « accroche » suffisante pour captiver des lecteurs ? On peut aussi se dire, que cette approche déontologique est un simple prétexte pour réunir des personnages tous plus attachants les uns que les autres, qui sauront par leurs aventures et leurs facéties nous transporter dans une sorte de, troisième dimension ?

Malheureusement, je n’ai pas été charmée par les personnages qui surfent sur la vaguelette de la caricature. Bien qu’il soit mignon, l’amoureux transi de Louise, Richard (jeu de mot), le gosse de pauvre n’apporte rien d’extraordinaire aux petites scénettes. De même, Dédé la Veine, stéréotype du français bas de gamme, ce « monsieur méchant » qui coûte que coûte essaie d’enlever la petite Louise pour obtenir une rançon de son papa plein aux as, n’est même pas drôle. Son côté vilain et malsain n’est absolument pas tourné en dérision. J’ai même trouvé ce personnage effrayant tout comme le milieu auquel il appartient. Concernant les scénettes, je les ai trouvées inégales. Quelques-unes sont « rigolotes », c’est-à-dire qu’elles ont réussi à me soutirer un sourire, tandis que d’autres tombent à plat. Elles se terminent, on ne comprend pas comment ni pourquoi, point, c’est tout.

Enfin, lorsque j’ai lu cette bande-dessinée, je me suis posé la question du public auquel elle s’adressait ? Je fus incapable de trouver une réponse. Le dessin très simple, rappelle des bande-dessinées que nous avons tous lues enfants. On peut d’entrée de jeu, juste en appréciant le graphisme, dire qu’il s’agit d’une BD pour la jeunesse. Et lorsque l’on parcourt ce livre, certains jeux de mots ou des allusions à des faits de société contemporains nous font penser qu’il s’agit d’une BD pour adultes. Les auteurs peuvent-ils nous éclairer sur le sujet ?

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton