CHRONIQUE - Le Tueur, T.7 : Le commun des mortels - Casterman par Thibault le 19/11/2009

Prix neuf :
10.40 €
En librairie le :
25/08/2009
Bien
Série :
Le tueur
Éditeur :
Casterman
Collection :
policier
Format :
2,7 cms X 30,4 cms
Thème(s) :
polar , polar , thriller , thriller , polar , polar , thriller , thriller

La chronique en bref

Les dessins de Luc Jacamon apportent une touche supplémentaire à notre vision du tueur Les fans de clin d’œil retrouveront le célèbre binôme de gangsters de Pulp Fiction

La Chronique de Thibault

Après avoir refait surface après quelques années de vacances, le tueur se retrouve mêlé à un immense complot à Cuba et au Venezuela. Soudain conscient d’avoir mis les pieds dans une intrigue d’envergure internationale, le tueur décide d’agir en se confiant aux autorités cubaines. C’est alors qu’il fait la connaissance de la ravissante Katia…

Ce tome 7 est le deuxième tome du deuxième cycle de la série « Le Tueur ». Notre héros se rend compte de l’importance que va avoir chacun de ses actes dans la réalisation ou non de ses contrats. Un tome qui donne un côté plus humain à notre tueur qui nous fait réaliser la fragilité de son choix de vie. Malgré cela, cet album apporte plus de questions que vraiment de réponses sur l’intrigue en cours. L’apparition de nouveaux personnages tels que Katia, la représente du gouvernement, complexifie l’intrigue politico-financière qui ne trouvera pas son aboutissement dans ce tome.

Les dessins de Luc Jacamon apportent une touche supplémentaire à notre vision du tueur : tantôt légers nous empêchant de voir le côté immoral de ce héros hors normes, tantôt proches de la peinture permettant de nous évader dans l’immensité de ces paysages. Une mention particulière à la première planche qui nous plonge directement dans l’histoire.

Cet album prolonge la mise en place de l’intrigue et nous permet d’approcher au plus près la frontière entre le simple boulot présenté au début de la série et le travail immoral qui consiste à servir les multinationales dans leurs règlements de comptes. La frontière est d’autant plus mince que l’on retrouve un tueur en plein questionnement sur sa vie avec l’arrivée d’une nouvelle femme. Seule ombre au tableau, l’introduction où Matz explique que le tueur n’a pas à se sentir coupable alors que toutes les grandes nations vendent des armes aux pays en guerre. Cette partie aurait pu tenir sur une page et permettait de justifier l'absence de culpabilité du tueur mais passe, ici avec 7 pages, plus pour des revendications personnelles de l’auteur. Les fans de clin d’œil retrouveront le célèbre binôme de gangsters de Pulp Fiction dans leur propre rôle dont les répliques rappelleront les dialogues cultes du film de Tarantino.

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