CHRONIQUE - Le Dernier Voyage d’Alexandre de Humboldt par geraldine le 01/03/2010

Prix neuf :
17 €
En librairie le :
11/02/2010
Bof
Scénario
Etienne Le Roux
Dessin :
Vincent Froissard
Couleur :
Vincent Froissard
Série :
Le dernier voyage d'Alexandre de Humboldt
Éditeur :
Futuropolis
Format :
24cm x 30cm; 80 pages
Thème(s) :
Futuropolis , Etienne Le Roux , Vincent Froissard

La chronique en bref

Le dessin acéré de Vincent Froissard vous emmène dans un rêve tumultueux, dans une sorte d’entre-deux monde agité, sur une route semée d’embuches où se croisent des personnages et des silhouettes atypiques. Très bon, je dirais même mieux, excellent ! Vivement la suite !bon

Synopsis des éditions Futuropolis

Alexandre Humboldt, naturaliste réputé à la retraite, se prépare pour aller présider le repas annuel de l’Académie des Sciences. Une jeune fille nommée Amadilla, lointaine parente, se présente en sa demeure, avec le carnet du dernier voyage d’Aymé Bonpland, disparu dans la jungle colombienne, et ami de son père récemment décédé.
A la lecture de ce carnet, Humboldt décide de partir toute affaire cessante de l’autre côté de l’Atlantique, sur les traces de son ancien disciple et surtout ami. Ce départ précipité fait sensation à l’Académie. On subodore une découverte sensationnelle. Karl Von Ritter, chevalier du Grand Empire Prussien, au service de Frédéric Guillaume IV, est expédié à sa suite.

La Chronique de Géraldine

Fusain, mine de plomb, craie, lavis... Difficile de percer le secret artistique de Vincent Froissard qui avec Le Dernier voyage d’Alexandre de Humboldt, ouvre un magnifique carnet de voyage aux couleurs Sépia et aux ambiances brumeuses... Son dessin acéré vous emmène dans un rêve tumultueux, dans une sorte d’entre-deux monde agité, sur une route semée d’embuches où se croisent des personnages et des silhouettes atypiques. Des décors de théâtre se dressent, des fenêtres s’ouvrent sur de grands espaces sauvages, des portes se referment.
La plupart des scènes sont nocturnes et pourtant la BD, à aucun moment ne paraît sombre.

Au fil des pages, le récit d’ Etienne Le Roux sème la confusion dans l’esprit du lecteur qui assiste à la transformation des personnages principaux. Des ambigüités apparaissent, les relations des personnages entre eux se métamorphosent.
Un petit bémol peut-être, quant à la difficulté de déterminer dans quelques passages l’identité du locuteur. Qui parle ? Alexandre de Humboldt, la mémoire d’Aymé Bonpland, Louise, Karl Von Kritter ?

Toutefois, ce flou au niveau du récit offre au lecteur le plaisir de lire l’histoire une deuxième fois pour découvrir de nouvelles subtilités. Si Le Dernier Voyage d’Alexandre de Humboldt était un film, on le classerait parmi « les films à révélation », ce genre de films que l’on revoit plusieurs fois ou qui créent le besoin de se remémorer chaque scène pour mieux analyser les indices et les détails qui font un tout.
Très bon, je dirais même mieux, excellent ! Vivement la suite !

Votre chroniqueur

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