CHRONIQUE - Le Diable amoureux (...) par Méliès - Dargaud par geraldine le 15/03/2010

Prix neuf :
14,95 €
En librairie le :
26/02/2010
Bien
Scénario
Fabien Vehlmann
Dessin :
Frantz Duchazeau
Couleur :
Frantz Duchazeau
Série :
Méliès
Éditeur :
Dargaud
Collection :
Long Courrier
Format :
24,5cm x 32cm
Thème(s) :
Fabien Vehlmann , dargaud , Frantz Duchazeau

La chronique en bref

Un bel hommage en forme de bulle.

Le synopsis des éditions Dargaud:

Il y a Hercule, amoureux de Ginette, la trapéziste - « une greluche à forains », disent certains. Il y a ce pauvre type que les rats ont expédié sur la Lune, histoire de vérifier que c’est bien un gros fromage ; et l’aventure terrifiante de la dompteuse à barbe dans la nécropole mécanique; et Houdini qui fait son numéro pour les noyés de la Seine ; et Méliès lui-même qui loupe la parole tant attendue de l’étoile Polaire parce que sa caméra fit « rrrrrrrrrr ». Quant au Diable amoureux, c’est vraiment une peau de vache.

La chronique de Géraldine :

En vous plongeant dans le Diable amoureux (...), ne vous attendez pas à lire la biographie du cinéaste. Préparez-vous plutôt à vous immerger dans son univers.

Si nous connaissons le nom du cinéaste, que savons-nous au juste de son oeuvre, des six cents courts métrages qu’il réalisa en seulement dix-sept ans ? 

Avec Le Diable amoureux (...), Duchazeau et Fabien Vehlmann rendent un fidèle hommage à l’oeuvre méconnue de Méliès. Tout y est, le noir et blanc, sa fantaisie, ses effets spéciaux, ses décors de carton-pâte... Une question cependant me taraude ; "comment les auteurs ont-ils fait pour retrouver la trace de l’oeuvre du cinéaste, alors que la majeure partie de ses travaux fut vendue ou détruite de son vivant ?"

Lorsque l’on découvre les pages noires et blanches du Diable amoureux (...), on peut être surpris par l’ambiguïté qui règne sur les différents personnages. Difficile de s’y retrouver, les hommes ressemblent tous, de près ou de loin, à Méliès. Qui est le locuteur ? Le personnage ou Méliès ? Où est le réalisateur ? Devant ou derrière la caméra ? Cette ambiance si particulière, était vraisemblablement caractéristique du cinéma de Méliès qui, à défaut d’acteurs (ces derniers regardaient avec dédain ce qui allait devenir le Septième Art), jouait tous les premiers rôles de ses films. 

Se travestir et jouer d’effets spéciaux, voilà la fameuse recette des films de Méliès savamment suivie par Frantz Duchazeau et Fabien Vehlmann. Un bel hommage en forme de bulle.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton