CHRONIQUE - Le printemps refleurira - Johanna - Futuropolis par geraldine le 12/03/2010

Prix neuf :
15 €
En librairie le :
11/02/2010
Bof
Scénario
Johanna
Dessin :
Johanna
Couleur :
Johanna
Série :
Le printemps refleurira
Éditeur :
Futuropolis
Format :
23cm x 29cm; 56 pages
Thème(s) :
Futuropolis , nazisme

La chronique en bref

A la fin de cette première partie, je suis restée muette dans l’attente d’une suite. On ne reste pas pour autant insensible au charme de Johanna qui une fois de plus, tout au long de son livre, maîtrise à elle seule différentes techniques de dessin et de colorisation.

Synopsis des éditions Futuropolis

Cracovie, 1919. Le jeune artiste peintre Alfred Prinz, alias Principius, doit quitter la Pologne pour l’Allemagne, où un « vrai » emploi, trouvé par son père l’attend.
La nuit précédent son départ est bien arrosée, et des années plus tard, il apprendra que Magdalena, le modèle avec qui il a fini la soirée, a eu un fils, probablement le sien...

Dresde, 1937. L’Allemagne où il vit désormais, vieux garçon à la vie tranquille, est sujette à la montée du nazisme. Dix-huit ans après son départ, il décide donc de retourner en Pologne, tout autant pour fuir l’antisémitisme, que pour partir à la recherche de son enfant supposé et de sa mère. Le train dans lequel il voyage est rapidement arrêté p ar un arbre couché en travers des voies. Le temps est long. Principius se distrait en essayant de deviner la pensée des gens qui partagent son compartiment et il engage la conversation avec Benjamin Adler, un jeune homme au visage d’ange. Quand celui-ci lui apprend que sa mère s’appelle Magdalena, il se prend à rêver qu’il est son fils...

La Chronique de Géraldine

L’histoire commence dans un atelier de peintre, une ambiance artistique se met en place. En arrière-plan pointent le chaos, le nazisme et l’antisémitisme. Le lecteur se prépare à vivre une aventure empreinte d’Histoire et de récits de vie. Tout est réuni pour le maintenir en haleine ; le huis clos, les personnages mystérieux, le déraillement du train qui à la fois freine la course des protagonistes et qui accélère la montée d'adrénaline.

Et pourtant, mon électrocardiogramme reste régulier, rien ne se passe réellement. C’est comme si, le lecteur lui aussi faisait partie des voyageurs, assis en train d’observer les visages et les attitudes de ses voisins de compartiment. On peut tout imaginer. Les hypothèses fusent au fil des pages pour aboutir à une disparition ou un meurtre, une mise en scène peut-être ? A la fin de cette première partie, je suis restée muette dans l’attente d’une suite (à paraître le 3 juin 2010).

Si l’on « reste en apesanteur » en refermant ce premier tome, on ne reste pas pour autant insensible au charme de Johanna qui une fois de plus, tout au long de son livre, maîtrise à elle seule différentes techniques de dessin et de colorisation.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton