CHRONIQUE - Naja - Tome 4 - Dargaud par Pierre le 21/03/2010

Le synopsis des éditions Dargaud

Naja… Derrière ce prénom mystérieux se cache une tueuse professionnelle. Une femme aussi redoutable que le serpent dont elle porte le nom. Mais au-delà de son apparente froideur et de sa totale indifférence, Naja est en proie à de terribles tourments intérieurs. Elle cherche à comprendre qui se dissimule vraiment derrière celui qu’elle appelle « il », le seul homme qu’elle ait jamais aimé. Cette quête de la vérité risque de l’entraîner très loin, au plus profond de son histoire familiale, à la découverte de son père et de ses terribles révélations.

La chronique de Pierre

« Naja » est une bande dessinée assez curieuse, dans la mesure où il s’en dégage à la fois une impression de lenteur et de rapidité. Le scénario, signé Morvan, se développe particulièrement lentement. L’ensemble de l’intrigue de l’album pourrait en effet se condenser en quelques pages. Pourtant ici, le scénario met un temps considérable à se mettre en place.

Naja, tueuse professionnel, numéro 3 de l’organisation mafieuse dont elle fait partie, et ses deux compagnons (numéro 1 et numéro 2) partent tous trois en quête du responsable de l’organisation, le Numéro O. Grâce aux conseils d’un inconnu (tantôt nommé « il », « l’indic » ou « la fiotte ») les trois assassins se sortent d’un guet-apens qui, pensent-ils, a été tendu par leur boss… dont ils ignorent l'identité. Vous l’aurez compris, ici il s’agit de découvrir qui a commandité le piège dont les trois « héros » se sont sortis. Malheureusement, l’action est lente et, concrètement, nous n’apprenons rien sur l’identité du fameux zéro dans ce nouvel opus des aventures de Naja. La narration d’une voix off donne cependant à l’ensemble du récit un aspect agréable, facile à suivre.

Mais si le rythme est aussi lent, c’est sans doute aussi à cause de l’aspect graphique de l’album. Les dessins de Bengal occupent des cases assez grandes (il y en a en moyenne entre 6 et 8 par page), qui, si elles accélèrent le rythme de lecture, diminuent cependant l’intensité de la trame narrative. Les dessins prennent ici clairement le pas sur le scénario. Épurés, simples, et avec des couleurs vives, ils facilitent la compréhension de la mise en scène. A mi chemin entre manga et bande-dessinée occidentale, ils offrent une facilité de lecture très agréable à l’œil.

En somme, ce tome 4 des aventures de Naja, s’il est très agréable à lire, apporte peu sur le plan de la trame narrative. Et il faudra attendre le tome 5 pour connaître enfin le fin mot de l’histoire.

Naja Tome 4
Scénario : Jean-David Morvan
Dessin : Bengal
48 pages - Quadrichomie
Prix
: 13.50€

 

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton