CHRONIQUE - Bomb Road, T1 : Da Nang - Paquet par Andre-Xavier le 17/05/2010

Prix neuf :
13 €
En librairie le :
21/04/2010
Bien
Scénario
Michel Koeniguer
Dessin :
Michel Koeniguer
Couleur :
Wes Hartmann
Série :
Bomb Road
Éditeur :
Paquet
Collection :
Cockpit
Format :
23.5 x 31.5 cm; couleurs
Thème(s) :
guerre

La chronique en bref

Le scénario de cet album pêche un peu par son manque d’originalité. Un très grand bravo à Michel Koeniger pour la qualité de ces planches.

Le Synopsis des éditions Paquet :

Le Colonel Bradley « Redneck » Towsend, pilote du corps des Marines, 68 ans, vit retiré dans son chalet des Rocky Mountains. Malade, il passe ses journées à regarder les infos, inquiet pour son fils, pilote d’hélicoptère Apache en Irak. L’arrivée d’un « aide de camp », un jeune pilote qu’on punit ainsi pour avoir crashé son F-22 tout neuf en voulant faire le malin, va être l’occasion pour le vieux pilote de revenir sur son expérience en extrême-orient : Towsend a lui aussi connu la guerre, une guerre tout aussi impopulaire que celle en Irak. En 1967, il arrive au Viet-Nam pour rejoindre l’escadron des Blacknights, basé à Da Nang. En 67, la guerre prenait déjà une sale tournure pour les troupes US.

La chronique d'André-Xavier :


« Tour de contrôle à tous les lecteurs accrochez vous à vos casques Bomb Road nous largue en pleine guerre du Vietnam vu du cockpit d’un Phatom F4, ça va secouer et canarder sec » .

Le scénario de cet album, malheureusement, pêche un peu par son manque d’originalité: souvenir d’un pilote vétéran, mission de bombardement, appui des troupes au sol, escorte… pour un résultat qui laisse finalement peu de place aux combats. Ce scénario correspond cependant à la réalité historique : seulement 202 avions ont été abattus en combat entre 1959 et 1975. Il décrit donc en fait assez bien le quotidien des pilotes de ces années là, entre routine périlleuse et interrogations désabusées sur l'utilité d'un conflit qui s’enlisait peu à peu, et de ses nombreux dégâts collatéraux.

En revanche, un très grand bravo à Michel Koeniguer pour la qualité de ces planches (précision des dessins, couleurs, ambiances), elles raviront tous les passionnés d’aviation, dont je fais parti. Dommage que les personnages soient si stéréotypés, au point d’arriver parfois à les confondre. Bref un bon moment pour les amateurs de cockpit et les autres.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton