CHRONIQUE - Belleville Story, T1 : Avant minuit - Dargaud par marc le 30/06/2010

Prix neuf :
15,95 €
En librairie le :
18/06/2010
Bravo
Scénario
Arnaud Malherbe
Dessin :
Vincent Perriot
Couleur :
Vincent Perriot
Série :
Belleville Story
Éditeur :
Dargaud
Format :
24 x 32cm, 88 pages
Thème(s) :
dargaud , polar , thriller , Arnaud Malherbe

La chronique en bref

Les auteurs nous offrent un premier tome percutant, captivant et d’une justesse extraordinaire dans le quartir parisien Belleville.

Le synopsis des éditions Dargaud :

Freddy, minable petit voyou à la solde d’un polonais proxénète et trafiquant en tout genre, se retrouve par un fâcheux concours de circonstances « prêté » pour une nuit à Monsieur Wang, dangereux et ultra violent chef de bande chinois.

Sa mission ? Froidement assassiner un étrange touriste venu de Hongkong errant dans les rues de Belleville à la recherche d’une jeune fille.

Jouer au dur est une chose, l’assumer en est une autre surtout lorsqu’on sait que si le contrat n’est pas rempli, le seul rayon de soleil de cette longue nuit, la jolie Larna, risque bien de s’éteindre à jamais.

La chronique de Marc :

Belleville, un quartier parisien sinistre pour ne pas dire poisseux, une interminable tombée du jour qui laisse place à une nuit froide et humide, une petite frappe sans cœur, sans horizon vivant de basses besognes ! Voilà l’univers dans lequel nous plonge l'album Belleville Story, Avant Minuit.

D’un réalisme cruel, on se laisse embarquer dans cette noirceur sordide pour se focaliser sur Freddy, voyou sans cœur qui au fil de la nuit se retrouve à confronté à lui-même à travers un inextricable problème de choix .La subtilité du scénario réside peut être dans la lente évolution de cet anti héros qui par amour et instinct s’éloignera de sa mission.

Vincent Perriot grâce à la justesse de son dessin et un graphisme superbe nous fait palper l’oppressante tension qui règne dans ces banlieues populaires. Le travail sur le jeu d’ombres et de lumières blafardes permet à Arnaud Malherbe de glisser un scénario taillé à la serpe ou la violence ordinaire laisse très vite place à une sensation de malaise.

Malherbe et Perriot nous offrent un premier tome percutant, captivant et d’une justesse extraordinaire. Inutile de dire que nous restons sur notre faim et que la sortie d’un deuxième opus est vraiment attendue avec impatience, mais n’est ce pas ce qui fait la qualité d’une grande BD ?

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton