CHRONIQUE - La colline empoisonnée - Futuropolis par Julie le 12/07/2010

Prix neuf :
28,00 €
En librairie le :
03/06/2010
Bravo
Scénario
Freddy Nadolny Poustochkine
Dessin :
Freddy Nadolny Poustochkine
Série :
La colline empoisonnée
Éditeur :
Futuropolis
Format :
352 pages, 20 x 27,5 cm
Thème(s) :
Futuropolis , histoire , Asie

La chronique en bref

La colline empoisonnée est une œuvre subtile et touchante qui évoque la futilité de la vie à travers le regard insouciant de l'enfance.

La chronique de Julie

Freddy Nadolny Poustochkine, auteur français, livre dans cette bande-dessinée de 352 pages, les effluves agréables et envoutants de ce pays d'Asie. La place est ici faite aux dessins et à ce qu'ils expriment. Si les dialogues prolifèrent dans la deuxième partie de ce récit, la première partie est plus calme, méditative, tout comme aspire à l'être son personnage principal. Le jeune novice, ingénu et distrait, a des difficultés à se concentrer sur ses impératifs et préfère jouer. Il croise la route d'un jeune écolier qui a confectionné de ses mains un joli cerf-volant, en forme de papillon...

Si le fil de l'histoire est dur à suivre, l'auteur à voulu plonger le lecteur dans un rêve flou et brumeux.

Dans cette première partie on y croise Manu, le jeune français de la seconde partie. Le papillon et l'éphémère qui le qualifie tissent le lien entre ces deux histoires. La petite fille qui rejoint la classe de Manu, et qui disparaît ensuite, est également présente dans la première partie du récit. Flou narratif ? Absurde de la guerre ? Le régime khmer et ses atrocités sont toujours évoqués, mais subrepticement. Des oiseaux à taille humaine viennent symboliser les exécutants de Pol Pot.

Les dessins sont en noir et blanc. Les bulles ne sont jamais délimitées ni homogènes. Seules couleurs, l'orange du kesa du jeune novice, et le rouge sang venant recouvrir les rizières, évoquant le massacre Khmer.
Fluides, aérées, ces illustrations transportent le lecteur au cœur des saveurs de l'Asie. L'odeur de la mousson est presque respirable. La mélancolie du récit et la fatalité de l'histoire se ressentent fortement à travers ces traits de crayons.

La colline empoisonnée est une œuvre subtile et touchante qui évoque la futilité de la vie à travers le regard insouciant de l'enfance.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton