- Scénario
- Igort
- Dessin :
- Igort
- Série :
- Les cahiers ukraniens
- Éditeur :
- Futuropolis
- Format :
- 20 x 27,5 cm, 176 pages
- Thème(s) :
- Futuropolis , histoire
La chronique de Julie
L'auteur débute en expliquant son envie de partir à la découverte de l'Ukraine et de ses noms bizarres qui ont bercés son enfance. Alors de Dnvepropetrousk, où coulent le Dniepr, il pose doucement certaines réalités actuelles de l'Ukraine. L'eau potable qui n'en est pas vraiment, Tchernobyl et ses non-dits. Pire, les habitants ont pour consigne de ne pas en parler. Ou encore la main mise de la mafia sur l'immobilier qui fait enfler les prix et rejette en périphérie tous ceux que son réseau exclut. Pour ne pas dire la plupart des citoyens.
Sa première rencontre, celle avec Serafima Andrejevna, propulse le lecteur dans un temps révolu celui de la famine, des arrestations et du cannibalisme. Ici les dessins gardent la même réalité, et les vignettes, davantage conventionnelles, soulignent le récit à la première personne de ces témoins. Puis vient le témoignage de Nikolaï puis de Maria et celui d'un autre Nikolaï. Tous ont vécu l'Holodomor et la misère d'une vie qui se résume à la survie. Avec sincérité et dans le respect d'Igort, simple transmetteur de ces histoires, ils lui livrent les souvenirs terribles de leur enfance.
Intervient ensuite le travail d'archive de l'auteur cherchant à donner une résonance historique à ces vies confiées. Des chiffres apparaissent ainsi que des retranscriptions de la Gépéou, police soviétique. Plus de 35 000 arrestations, entre 2,6 et 5 millions de morts...
Les vignettes s'estompent et les visages, dures, morbides expriment la souffrance, la maladie, la faim. Les dessins sont stylisés, les vignettes se succèdent sur une ligne puis disparaissent pendant quelques pages. Le texte s'interpose et dicte ses lois. Le tableau de Guernica revient souvent, du moins Igort l'évoque, le remanie, le suggère.
Tout cela pour montrer également que ce pays, dont Moscou refuse de reconnaître l'histoire et son Holodomor, est imprégné des coutumes et de l'histoire russe. Staline, souriant sur la place rouge pour le défilé de 2010 ? Non ce n'est pas une blague termine Igort, amèrement.
Voici un récit remarquable d'humilité qui redonne sa place à l'individualité face à l'Histoire. A dévorer de toute urgence, en attendant le deuxième tome de ce diptyque consacré à l'URSS, qui sortira au printemps 2011.
La blanche morte
prix : 5,00 €
L'arbre de mai
prix : 10,00 €
Hyronimus
prix : 10,00 €
Le long serpent
prix : 6,00 €
Le roi perdu
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L'aigle du Mounrah
prix : 5,00 €
Le félon
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La nuit de la bête
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Yglinga
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Le vol noir
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Les insurgents
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Le rêve d'Amérique
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Le reflet
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L'empire des soleils noirs
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La demoiselle de la Légion d'Honneur
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Les ombres de nulle part
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Weimar
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HP et Giuseppe Bergman
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L'opéra de la mort
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Le papillon crucifié
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l'Homme de Harlem
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L'ouragan de feu
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Les oiseaux du diable
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Le cimetière des éléphants
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L'ombre du toréro
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