CHRONIQUE - Metropolitan,T.1 : Borderline - Dargaud par marc le 14/07/2010

Prix neuf :
13,95 €
En librairie le :
25/06/2010
Bravo
Scénario
Julien Bonneau
Dessin :
Laurent Bonneau
Couleur :
Laurent Bonneau
Série :
Metropolitan
Éditeur :
Dargaud
Format :
56 pages, Grand Format
Thème(s) :
paris , dargaud , thriller , Julien Bonneau , Laurent Bonneau

La chronique en bref

Les frères Bonneau nous livrent un premier opus parfaitement maitrisé et d'une grande maturité. Metropolitan fait partie de ces BD qu'on ne peut apprécier qu'en prenant son temps afin de s'imprégner et de s'immerger dans l'univers particulier de ces jeunes auteurs.

La chronique de Marc :

Vincent Revel,flic désabusé ,sauve dans le métro Alexeï, un jeune homme pris d'un malaise dans l'indifférence générale. Huit ans plus tard, Vincent et Alexeï devenus amis se retrouvent à la terrasse d'un café pour fêter l'anniversaire de leur accidentelle rencontre. Le premier mène une enquête difficile sur un meurtre dont l'inexplicable violence ne trouve d'explication que dans la folie d'un déséquilibré. Le deuxième, devenu un riche chef d'entreprise, cache difficilement son mal être. Deux hommes, deux vies, deux destins épiés pour ne pas dire pistés par un individu à l'apparence banale, derrière lequel se cache en fait un psychopathe dangereux dont le dessein reste obscur.

Borderline ou "trouble d'état limite", premier tome de la trilogie Metropolitan nous plonge dans un Paris contemporain, agité, indifférent. Trois personnages, qui chacun à sa façon est le reflet de notre société: Désabusée, cynique, égoïste et violente. La force de ce premier album réside dans la folie de Marc, étrange monsieur «tout le monde » ayant depuis longtemps dépassé la limite de la normalité. Page après page, il se rapproche inexorablement de Vincent et Alexeï pour une raison encore obscure.

Servi par un dessin taillé à la serpe et des couleurs qui mettent très bien en valeur un Paris cosmopolite et inquiétant, Julien et Laurent Bonneau nous offrent un très bel album qui pourtant ne se laisse pas apprivoiser facilement.

Metropolitan fait partie de ces BD qu'on ne peut apprécier qu'en prenant son temps afin de s'imprégner et de s'immerger dans l'univers particulier de ces jeunes auteurs. Les frères Bonneau nous livrent un premier opus parfaitement maitrisé et d'une grande maturité qui n'amène qu'une seule conclusion:
Vivement la suite !

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton