CHRONIQUE - Dernière station avant l’autoroute - Casterman par geraldine le 25/08/2010

Prix neuf :
17 €
En librairie le :
25/08/2010
Bof
Scénario
Didier Daeninckx
Dessin :
Lionel Makowski Mako
Couleur :
Domnok
Série :
Dernière station avant l'autoroute
Éditeur :
Casterman
Collection :
Rivages/Noir
Format :
18.5x25.9cm, 104 pages
Thème(s) :
policier , polar , Hugues Pagan , Didier Daeninckx

La chronique en bref

Un polar extrêmement noir adapté du roman de Hugues Pagan, ancien policier devenu écrivain et scénariste pour la télévision et le cinéma. Le lecteur est un peu perdu dans cette errance policière.

La chronique de Géraldine :

«Baltringue on naît, baltringue on meurt. Il n’y a pas à sortir de là.» Ainsi commence «Dernière station avant l’autoroute», un polar extrêmement noir adapté du roman de Hugues Pagan, ancien policier devenu écrivain et scénariste pour la télévision et le cinéma. La couverture annonce d’ores et déjà le ton de la bande-dessinée, un cadrage étroit, un angle de vue angoissant sur un homme assis un revolver dans une main, un verre de whisky dans l’autre. Le visage du personnage est coupé, on ne voit que ses jambes et ses avant-bras. Couleurs chaudes et froides se chevauchent... Dans un écrin rouge cardinal, rouge grenat, un homme vêtu d’un jean bleu et d’une chemise turquoise fixe le lecteur dans une position à la fois lymphatique et dynamique, comme prêt à bondir. Voyou, mafieux, coupe-jarret, arsouille, maquereau ?

On peut tout imaginer sur ce personnage mystérieux qui n’est autre qu’un "flic" usé, bouffé par l’alcool et rongé par les remords. Dans ce polar, vous ne suivrez pas d’enquête et ne résoudrez pas d’énigme, vous vous rendrez sur des scènes de crimes souvent violents, arpenterez les rues sombres de Paris en compagnie de ce Commandant de Police pommé, pénétrerez dans son antre et découvrirez sa vie privée pour le moins instable et chaotique.

Le dessin et les couleurs de Mako renforcent le côté obscur de cette histoire, les traits des personnages sont assez grossiers et les scènes pour la plupart nocturnes, sont dépeintes avec des couleurs sombres et froides. Je n’ai pas accroché au dessin ni à l’ambiance générale de cette BD. Il faut toutefois reconnaître que le style de Mako ne laisse pas le lecteur insensible. A grands coups de traits de crayons, le dessinateur parvient à vous prendre par les tripes, j’irai même jusqu’à dire que certaines scènes peuvent vous donner des hauts de coeur.

L’histoire quand à elle est assez difficile à suivre, et je ne saurai trop expliquer pourquoi. Le lecteur est un peu perdu dans cette errance policière, les scènes sont comme hachées, triturées, perturbées et perturbantes. Le parler argotique des personnages est très rythmé, il faut s’accrocher, se ventouser, s’agripper pour ne pas perdre une miette de ce polar pour le moins tortueux. Une figure de style à part entière que ce polar dessiné. Amateurs d’histoires sombres, cette BD est faite pour vous !

Votre chroniqueur

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