CHRONIQUE - La cité de l’Arche, T.1 : Ville Lumière - Drugstore par Pierre le 20/08/2010

Prix neuf :
13,90 €
En librairie le :
07/04/2010
Pas mal
Scénario
Olivier Boiscommun
Dessin :
Olivier Boiscommun
Série :
L'arche
Éditeur :
Drugstore
Format :
56 pages, Couleurs
Thème(s) :
science-fiction , paris , Drugstore , Olivier Boiscommun

La chronique en bref

Le scénario de ce premier tome est un peu bancal, mais est compensé par un dessin qui confère une ambiance magnifiquement pesante.

La Cité de l'Arche

La Chronique de Pierre

Ce premier tome de la série La Cité de l’Arche entraîne le lecteur au cœur de la Ville Lumière, lieu perdu, éclairé d’une lumière artificielle et qui n’a plus de contact avec l’extérieur depuis des dizaines, voire des centaines d’années. Ville ocre, délabrée et délaissée, où les habitants survivent tant bien que mal, partagés en caste de dominants et de dominés. Les infidèles, ou plutôt les rebelles, s’élèvent peu à peu contre le joug du tyran qui dirige la ville. Les dominés, eux, travaillent sans poser de questions, regagnant soigneusement leurs domiciles lorsque la nuit s’abat sur la ville et que les rampants sortent dans l’obscurité.

Ce premier tome est bien évidemment un tome d’exposition, qui met en place l’univers dans lequel l’aventure va se dérouler. Car un héros va se lever et conduire le peuple vers la Lumière, la vraie. L’utilisation d’un tel lieu commun dans l’univers fantastique fait un peu peur pour la suite des événements et l’auteur a intérêt d’user d’originalité pour continuer de captiver le lecteur, ce premier tome n’étant pas un grand cru sur le plan scénaristique. On retrouve en effet l’habituel schéma tyran contre héros de la prophétie. Un lieu commun donc.

Mais c’est par le dessin et l’ambiance que cette bande dessinée capte l’attention. Il m’a fallu un peu de temps avant de reconnaître un Paris futuriste, détruit, et où la Seine est asséchée. Nous nous sentons enfermés dans ce Paris à huit clos, tant les murs gigantesques qui l’entourent créent une atmosphère oppressante. C'est dans cette ambiance que se trouve véritablement l'intérêt de l'album.

Le scénario, vous l’aurez compris, est ici un peu bancal, mais est compensé par un dessin qui confère une ambiance pesante à ce premier tome. Reste donc à l’auteur –Olivier Boiscommun- a transformé l’essai.

Votre chroniqueur

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