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CHRONIQUE - Blacksad, T.4 : L’Enfer, le silence par stephane le 11/09/2010

Prix neuf :
En librairie le :
17/09/2012
Bravo
Scénario
Juan Diaz Canales
Dessin :
Juanjo Guarnido
Couleur :
Juanjo Guarnido
Série :
Blacksad
Éditeur :
Dargaud
Format :
56 pages
Thème(s) :
dargaud , Juan Diaz Canales , Juanjo Guarnido

Le synopsis des éditions Dargaud

Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein. Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s'occuper d'une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n'a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d'une star. Faust craient que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d'autant plus pressante que Faust se sait atteint d'un cancer. Blacksad accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s'aperçoit qu'il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu'il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d'un égard.

La chronique de Stéphane

C'est à la Nouvelle Orléans que nous retrouvons le détective John Blacksad et son ami Weekly la fouine journaliste pour une périlleuse enquête commanditée par Faust, producteur dans le milieu du Jazz. Faust est mourant et souhaite désespérément retrouver Sébastian, pianiste héroïnomane auquel il semble s'intéresser plus qu'à son propre fils, Thomas. Mais il semble qu’au lendemain de Mardi-Gras les déguisements soient toujours de mise et que de festive, l’ambiance de carnaval devienne macabre…

Juan Diaz Canales nous propose un scénario intelligent et nous invite à démêler les fils de l’intrigue en nous en livrant les clés avec une subtilité propice à ménager le suspense. Blacksad, sombre et désabusé, croise la route de personnages hauts en couleurs dotés d’une vraie profondeur psychologique. Les références au cinéma et à la littérature sont multiples, à commencer par le nom du commanditaire de l’enquête, Faust. Aurait-il vendu son âme ? Et à quelles fins ? Les déboires de Weekly avec la gente féminine ajoutent un zeste d’humour à une atmosphère de film noir oscillant entre dialogues et voix-offs.

Juanjo Guarnido excelle dans la représentation de ces animaux anthropomorphes aux visages si expressifs. L’atmosphère est magnifiée par la coloration à l’aquarelle et le traitement de la lumière. Couplé à une remarquable restitution du mouvement dans les scènes d’actions, l’ensemble crée l’illusion d’une expérience quasi-cinématographique.

« L’enfer, le silence » nous plonge dans une New-Orleans aussi sombre que festive. Tous les ingrédients du roman noir sont au menu savamment concocté par Juan Diaz Canales. La mise en scène est magistrale, la lumière et les couleurs jaillissent littéralement sous le trait de Juanjo Guarnido. Que demander de plus ? Blacksad sourit dans la dernière case et le lecteur aussi…

L'Enfer, le Silence
Série : BlackSad, T.4
Scénario : Juan Diaz Canales
Dessin : Juanjo Guarnido
Editeur : Dargaud
Format : 56 pages - Quadrichromie – Couverture cartonnée
Prix : 13,50 €
Date de parution : 17/09/2010

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