CHRONIQUE - Jeronimus, T.3 - Futuropolis par Andre-Xavier le 22/09/2010

Prix neuf :
17 €
En librairie le :
26/08/2010
Bien
Scénario
Christophe Dabitch
Dessin :
Jean-Denis Pendanx
Couleur :
Jean-Denis Pendanx
Série :
Jeronimus
Éditeur :
Futuropolis
Format :
246 x 308 mm, 88 pages
Thème(s) :
Amsterdam , Christophe Dabitch , Jean-Denis Pendanx

La chronique en bref

Les révoltés du Bounty ont embarqué Staline ! Les dessins de jean Denis Pendanx sont des merveilles quasi impressionnistes.

Le synopsis des éditions Futuropolis :

Le 29 octobre 1628, le Batavia quitte le port d'Amsterdam. 341 passagers ont embarqué, dont 38 femmes et enfants. Parmi eux, Jeronimus Cornelisz, un apothicaire de Haarlem fuyant ses responsabilités familiales. Ils partent pour de longs mois de mer, destination Java. Mais, en juillet1629, le navire chavire et s'échoue sur une île au large de l'Australie. C'est Jeronimus, homme faible, peureux, falot, qui se révélera un être des plus sanguinaires, qui prend le commandement des naufragés. Profitant de son pouvoir, il poursuit de ses assiduités libidineuses la belle Lucrétia et oblige les femmes à se prostituer. La révolte gronde, alors aidé d'une poignée d'hommes, il entreprend le massacre de tous ceux qui lui tiennent tête.
On comptera plus d'une centaine de victimes : hommes, femmes et même nourrissons !

La chronique d'André-Xavier :

Les révoltés du Bounty ont embarqué Staline. Tout d’abord, la lecture des 2 premiers tomes s’impose pour comprendre par quel enchaînement un homme ordinaire pas spécialement aventurier ni courageux se transforme par un enchaînement d’événements tragiques en un dictateur sanguinaire.
Le dernier tome de cette trilogie est digne des 2 autres.

Le 1er tome est une merveille à mi chemin entre le traité de manipulation, le reportage historique de la vie des marins hollandais du XVIIème siècle et la tragédie grecque ou un homme libre penseur se retrouve le jouet du destin qui finira par faire de lui un sinistre boucher. Le 2ème raconte le voyage et le naufrage. Ce denier tome clos la trilogie mais change radicalement par la violence et la cruauté de son propos.
Si l’on pouvait presque éprouver de la sympathie pour ce malheureux lors du 1er tome ; la transformation lente et insidieuse en un monstre est admirablement bien orchestrée par le scénario de Christophe Dabitch qui mérite un grand coup de chapeau. La boucherie peut commencer. Elle se termine dans ce 3ème tome fascinant d’horreur.

Les dessins de jean Denis Pendanx sont des merveilles quasi impressionnistes ce qui accentue le coté cauchemardesque de cette histoire qui malheureusement repose sur un fait historique.
Un conseil :ne mangez pas trop avant la lecture de ce tome il faut avoir le cœur bien accroché.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton