CHRONIQUE - L’affaire des sœurs Papin - De Borée par Andre-Xavier le 20/10/2010

Prix neuf :
15 €
En librairie le :
24/09/2010
Bof
Scénario
Moca
Dessin :
Christopher
Couleur :
Christopher
Série :
L'affaire des soeurs Papin
Éditeur :
De Borée
Collection :
Grandes Affaires Criminelles
Format :
29,6cm x 22,6cm; 48 pages; cartonné
Thème(s) :
Enquête , Folles , Jugement , Le Mans , Crime

La chronique en bref

On se demande à la dernière page si tout cela valait vraiment un album. Après un excellent album, dans la même collection, sur l’Affaire Seznec, je ne cache pas ma déception.

Le synopsis des éditions De Borée :

Le Mans, 2 février 1933. Léa et Christine Papin, deux bonnes au service des Lancelin, assassinent leur maîtresse et la fille du couple. Les deux victimes sont retrouvées têtes bêches, leurs corps affreusement mutilés. Les armes du crime : les mains des sœurs, qui ont arraché les yeux de leurs victimes encore vivantes, un couteau de cuisine et un marteau. Quand la police arrive, les deux sœurs sont retrouvées nues, prostrées, enlacées, dans le lit de Christine. Elles avouent… Christine s’exprime : « C’était elles ou nous. » Ainsi débute l’affaire des sœurs Papin ! Qu’a-t-il bien pu se passer dans leur tête pour commettre un acte d’une telle barbarie ? Sont-elles folles ? Si oui, doit-on les juger ? Les condamner et les exécuter ? Les soigner ? Cette histoire va bouleverser la France entière et sera accaparée par les politiques. Les sœurs Papin ne seraient-elles pas victimes de l’exploitation patronale ?

La chronique d'André-Xavier :

« Circulez il n’y a rien à voir ». L’idée de décrire Les grandes affaires criminelles en BD est excellente , encore faut-il que l’affaire en question en vaille la peine.

Certes, le double meurtre des patronnes tuées à coups de marteau après qu’on leur ait arraché les yeux encore vivantes est inhumain. Toutefois c’est le seul point marquant de la BD qui se déroule de façon très linéaire sans le moindre rebondissement : constatation, arrestation et instruction qui fut assez rapide car les coupables n’ont jamais nié les faits, puis condamnation. Le seul suspens réside dans le fait de savoir si oui ou non l'une des soeurs était démente, donc irresponsable de ses actes, avant le meurtre ou si ce sont ces crimes qui l'ont fait sombrer dans la folie.

Les auteurs ne prennent pas parti. Dans une affaire aussi glauque il est difficile de connaître la vérité. Les premières pages laissent entrevoir un rapport lesbien incestueux entre les 2 sœurs mais qui ne semble pas confirmé par la suite. Bref un fait divers certes horrible mais sans grand intérêt et d’une telle platitude qu’on se demande à la dernière page si tout cela valait vraiment un album.

Les dessins très simples mais précis de Christopher s’attachent à décrire de façon très objective la situation mais renforce malheureusement le manque de relief de l’ensemble. Après un excellent album, dans la même collection, sur l’Affaire Seznec, je ne cache pas ma déception.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton