CHRONIQUE - Djinn, T.10 : Le pavillon des plaisirs par emmanuel le 09/11/2010

Prix neuf :
11,95 €
En librairie le :
12/11/2010
Bravo
Scénario
Jean Dufaux
Dessin :
Ana Mirallès
Couleur :
Ana Mirallès
Série :
Djinn
Éditeur :
Dargaud
Format :
22,5cmx29,8cm; 56 pages
Thème(s) :
dargaud , erotisme , Jean Dufaux , Ana Mirallès , Inde

La chronique en bref

Dufaux a réuni dans cet album les éléments qui ont fait le succès du premier cycle et le scénario promet de nombreux rebondissements. La grâce du dessin de Mirralès transcende le scénario. Je recommande vivement cet album, pour un public adulte.

Le synopsis des éditions Dargaud:

Le pavillon des plaisirs se déroule aux Indes, alors sous domination britannique. La mère du maharadja confie à Jade une mission: initier sa future bru, la fille du rebelle Radjah Sing, à l'art de l'amour. Son but ? Modifier la politique, favorable aux Anglais, de son fils. Les Anglais, eux, espèrent que le maharadja saura convaincre sa future épouse de se rallier à eux. Mais une étrange malédiction plane sur le palais. Cette "présence" ne se matérialisera que devant une seule personne: Jade. Ce tout nouveau cycle intitulé "India" se situe chronologiquement après le cycle "Ottoman" et avant "Africa". Il peut se lire indépendamment de ce dernier. Après avoir été la favorite du sultan, Jade opère un retour aux sources et renoue ici avec l'univers clos des harems. Rompue aux jeux du pouvoir, elle devient la pièce maîtresse de la politique qu'entend mener, au Rajasthan, la mère du maharadja.

La chronique d'Emmanuel:

Djinn n’est pas une bande dessinée comme les autres. C’est la rencontre entre un scénariste extrêmement talentueux, Jean Dufaux et une dessinatrice hors pair, Ana Mirrales. Autant le premier cycle m’avait époustouflé, autant le second cycle m’avait déçu. C’est donc avec fébrilité et appréhension que j'ai abordé le premier tome du cycle « India ». Soyons simples : « Le pavillon des plaisirs » est d‘excellente qualité. Peut-être, ce cycle sera-t-il le meilleur des trois.

Djinn n’est pas une Bande dessinée comme les autres : tout d’abord, c’est la première série grand public pour adulte amateur d'art. On y trouve : des références historiques, de l’érotisme, un graphisme à vous couper le souffle, des couleurs chaudes et apaisantes. La seconde raison, est qu’un album de cette série ne s’aborde pas comme tous les albums : impossible de lire ce tome sans l’avoir feuilleter pendant une bonne demi heure. Il faut faire durer le plaisir, le graphisme est exceptionnel alors autant en profiter !!!

Assez parlé de la série parlons du « Pavillon des plaisirs ».

Ce cycle se déroule en Inde, après la première guerre mondiale. L’Inde reste sous l’emprise de la perfide Albion dont Lord et Lady Nelson sont de fidèles sujets. Nous sommes aux balbutiements de l’indépendance de ce vaste pays qui sera mené à bien en 1947 par le Mahatma Gandhi (1869-1948) et conduira à la création de deux états l’Inde et le Pakistan. Le Pakistan donnera naissance à deux états en 1971 : Le Pakistan et le Bangladesh.

En 1920, au sein de la société indienne on distingue deux courants de pensée : les indépendantiste et les pro-brittaniques. Le maharadja Gaya Bashodra considère que l’empire britannique est source de progrès, alors que sa mère, la Rani, est favorable à l’indépendance. En conséquence, la Rani décide de marier son fils à la fille d’un fervent indépendantiste le Radjah Sing, hors-la–loi pour l’armée de sa majesté. Jade est recrutée pour parfaire l’éducation de la future maharani afin que celle-ci use des ses charmes et manipule son futur époux. Une fois de plus, Dufaux a réuni dans cet album les éléments qui ont fait le succès du premier cycle et le scénario promet de nombreux rebondissements.

Une des particularités de Djinn est que la femme et l’érotisme sont tous les deux mis en valeur, et ce, sans aucune vulgarité. Certes l’originalité du scénario de Dufaux y contribue mais, la grâce du dessin de Mirralès transcende le scénario. C’est certainement le dessin et les couleurs qui feront la différence entre le premier cycle et « India ». Autant Ils étaient agréables auparavant autant le graphisme actuel est presque parfait. En 9 ans, Ana Mirralès a perfectionné son style au grand bonheur du lecteur.
Vous l’avez compris je recommande vivement cet album, pour un public adulte. D'ailleurs, je vais le relire de ce pas !!

Votre chroniqueur

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