CHRONIQUE - Il était une fois en France, T.4 par Julie le 09/11/2010

Prix neuf :
14,50 €
En librairie le :
27/10/2010
Bien
Scénario
Fabien Nury
Dessin :
Sylvain Vallée
Série :
Il était une fois en France
Éditeur :
Glenat
Collection :
Caractère
Format :
24 x 32 cm, 64 pages
Thème(s) :
glénat , polar , guerre , Fabien Nury

La chronique en bref

Vous ne pouvez pas imaginer de quoi est capable un homme, de quels héroïsmes, de quelles infamies il est capable, pour sauver sa peau Bien que le scénario ne soit pas toujours facile à suivre, cette bande dessinée est un régal et ne peut que faire l'effet d'un bon polar

Le synopsis des éditions Glénat

Juillet 1944. Joseph Joanovici voit la ligne d’arrivée. Depuis le début de la guerre, il court, pour avoir toujours une longueur d’avance sur ses adversaires. Après les nazis, bientôt hors course, un autre camp est entré dans la partie, pas moins dangereux pour lui : la Résistance. Sa carte de la Gestapo l’a tiré de plus d’un mauvais pas, et ses amitiés l’ont rendu riche…

N’étant plus à un paradoxe près, il dénonce et sauve, ravale émotions et morale et finance la Résistance avec l’argent des nazis. Car la libération arrive, et avec elle, Joano le sait, la honte d’un peuple qui a aidé à commettre un génocide. Pour conjurer cette honte, il va falloir trouver des coupables. Et pour ne pas faire partie de ceux-là, Joano tombe dans un puits de noirceur, où le pardon sera impossible à retrouver.

La chronique de Julie

Après les trois premiers récits mi-fictions, mi-auto-biographiques sur Joseph Joanovici, figure historique qui pendant la second guerre mondiale, s'est enrichit avec l'argent des nazis, mais aussi avec celui de la résistance, voici le tome 4, Aux armes, citoyens !, tant attendu, qui livre au lecteur les dernières heures de la résistance et le sort du héros de cette série.

À l'heure où la France et sa capitale sortent de quatre années de pétainisme, Joseph Joano, collabo puis résistant, doit protéger sa vie future, et doit à tout prix dissimuler les preuves de son passé de traître. Bien que le scénario ne soit pas toujours facile à suivre, cette bande dessinée est un régal et ne peut que faire l'effet d'un bon polar. Les scènes et les actions s'enchaînent. Comme au cinéma, les choses vont très vite, et une certaine tension envahit le lecteur, entre suspens et rebondissements. Le récit commence par une scène à forte intensité. Joseph et sa bande de résistants arrivent dans un cloître, où ils doivent récupérer des armes. L'un des pères les recevant ne devant prendre aucun risque, simule une erreur afin de bien s'assurer qu'il n'a pas à faire à des collabos. Le lecteur est tout juste entré dans le scénario, que les collabos débarquent dans le cloître et assassinent les prêtres.


Le dessin est plutot classique, réaliste et très rapide. Il correspond parfaitement à ce genre de scénario, et contribue fortement au sentiment d'action et de suspens que l'on éprouve en découvrant ce récit. Bien plus encore, cela facilite l'immersion du lecteur dans cette aventure quasi historique, mais pas tout à fait auto-biographique, du célèbre opportuniste, résistant, traître, collabo, de cette période sombre de l'histoire de France.


Mais il faudra attendre le tome 5 pour connaître le jugement dernier de cette figure française de la seconde guerre mondiale, aussi humaine que cruelle.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton