CHRONIQUE - Cross Fire, T5 : L'éternité ne suffit pas - Soleil par gilles le 28/12/2010

Prix neuf :
13.50 €
En librairie le :
24/11/2010
Bien
Scénario
Jean-Luc Sala
Dessin :
Pierre-Mony Chan
Couleur :
Pierre-Mony Chan
Série :
Cross fire
Éditeur :
Soleil Editions
Format :
23x32 cm
Thème(s) :
soleil , agent secret , Jean-Luc Sala , Pierre-Mony Chan , James Bond

La chronique en bref

Cross Fire est un bon divertissement et un vrai plaisir pour les yeux. Pierre-Mony Chan offre des planches aux reflets de mangas et à la coloration soignée qui ne laisse pas indifférent.

La chronique de Gilles :

Pour régler une vieille dette d’honneur, un parrain de la mafia met à la disposition du Vatican son meilleur tueur. Ce jeune prodige du flingue est engagé par un cardinal, en marge de l’administration vaticane, qui dirige un service de « barbouzes » dans des missions discrètes. Il sera l’ange gardien d’une jeune et belle investigatrice qu’il entraînera dans un déluge d’action.

Tel est le pitch de la série Cross Fire : s'inspirant des univers d'action à la James Bond ou Dan Brown, le scénariste, Jean-Luc Sala, pioche dans la culture populaire pour agrémenter son récit d'agents secrets catholiques mais pas très orthodoxes. Entre une course poursuite explosive et une blague piquée aux Nuls, le méchant charismatique et inquiétant commande des pizzas alors que l'héroïne fait tomber le haut pour faire diversion auprès de GIs lancés à ses trousses. Malgré un fond d'intrigue ésotérique assez divertissant, le lecteur a vite compris que la barre intellectuelle n'a pas été placée très haut et que tout sent malheureusement le déjà-vu. On peut cependant saluer l'audace de Sala, qui n'hésite pas à écorner le zèle des troupes américaines dans la protection de l'héritage archéologique de l'Afghanistan, où l'histoire de ce tome 5 est située.

Côté dessin, Pierre-Mony Chan offre des planches aux reflets de mangas et à la coloration soignée qui ne laissent pas indifférent. Si les blagues des protagonistes de Cross Fire laissent à désirer, on reste difficilement insensibles à leurs charmes et à leurs formes. Chaque personnage est graphiquement soigné et identifié, ce qui est très appréciable dans ce genre de récit d'aventures humoristique. En jouant sur l'humour potache, la bande dessinée offre une vue presque érotique de ses héros, ce qui n'est pas sans rappeler l'alliance charme, action et humour de séries comme Nicky Larson. Ce talent graphique, associé à une histoire certes banale, mais correctement menée, fait de Cross Fire un bon divertissement et un vrai plaisir pour les yeux.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton