CHRONIQUE - Jonathan, T.13 et 14, de Cosey par emmanuel le 18/02/2011

Prix neuf :
20 €
En librairie le :
26/11/2010
Bien
Scénario
Bernard Cosendai Cosey
Dessin :
Bernard Cosendai Cosey
Couleur :
Bernard Cosendai Cosey
Série :
Jonathan
Éditeur :
Le Lombard
Format :
24x32cm, 180 pages
Thème(s) :
Asie

La chronique en bref

L’histoire relève plus du récit de voyage que d’un scénario classique de bande dessinée. Cosey est manifestement un amoureux des voyages, des rencontres, des êtres humains ainsi que de l’Asie.

La chronique d'Emmanuel

J’ai horreur d’avoir tort !! Une fois de plus, ma première impression était la mauvaise. De prime abord, je pensais que « Johnatan » était une BD un peu vieillotte et caractéristique d’une période révolue. Pas du tout ! Les deux tomes qui sont présentés dans cette intégrale sont des voyages au cœur de l’Asie et présentent à mes yeux un caractère intemporel. Au fil des pages, on se prend à apprécier le style de Cosey.
Dans ces deux albums, Cosey nous fait voyager à travers deux pays asiatiques magnifiques. 
D’une part, nous voyageons au Tibet, un pays « libéré » par les chinois en 1951 et qui continue à subir le joug des communistes chinois. D’autre part, nous découvrons le Myanmar (ex Birmanie), un des plus beaux pays d’Asie qui lui subit la loi draconienne d’une junte militaire tout aussi fanatique et dont la représentante la plus connue est Aung San Suu Kyi. Aung San Suu kyi, prix Nobel de la paix, vit sous le joug de la Junte militaire. Elle a été libérée le 13 Novembre 2010. Voila pour l’image d’Épinal.

L’histoire relève plus du récit de voyage que d’un scénario classique de bande dessinée. Etant un amoureux de l’Asie j’ai particulièrement apprécié ces deux tomes et la sensibilité qui se dégage de ces deux histoires. Ceux qui aiment l’action seront donc déçus. Dans ces deux albums, Cosey a la force de ne pas émettre de jugements trop hâtifs. Il n’assimile pas le système communiste chinois et ses habitants, ne critique pas et ne fait pas d’amalgames faciles, non, il dépeint une situation. La répression contre les tibétains est connue de tous et l’auteur nous donne un aperçu du quotidien des tibétains. Dans le deuxième album, il nous présente simplement le combat des moines bouddhistes pour la liberté du peuple birman dans un pays où il doit y avoir plus de policiers qu’il n’y a de grains de riz.

Cosey est manifestement un amoureux des voyages, des rencontres, des êtres humains ainsi que de l’Asie. Il transmet clairement ses impressions. Son dessin très caractéristique, en dehors des classiques commerciaux peut sembler de prime abord désuet. En fait,il s’adapte très bien à l’histoire qui nous est racontée.

Cette BD s’adresse à tout public. On appréciera, en outre le travail des éditions le Lombard pour le cahier mit en début d’album.
Pour que le voyage soit complet, il aurait fallu les bruits des mobylettes et des bicyclettes, ainsi que les odeurs qui émanent des échoppes des vendeurs à la sauvette. Mais je ne connais pas de BD qui soit actuellement capable de le faire !

Votre chroniqueur

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