- Scénario
- Asao Takamori
- Dessin :
- Tetsuya Chiba
- Série :
- Ashita no Joe
- Éditeur :
- Glénat
- Collection :
- Vintage
- Format :
- 12 x 18cm, souple, 368 pages
Index des termes
- adolescence
- Afrique
- alcool
- amitié
- amour
- animaux
- années 30
- Asie
- autobiographie
- Bande-Annonce
- blog bd
- boxe
- Bretagne
- campagne
- catch
- Chat
- classique
- combat
- course automobile
- Crime
- Débarquement
- diamant
- dieu
- dragon
- Durandal
- ecologie
- enfance
- enfants
- Enquête
- environnement
- espionnage
- extraterrestre
- famille
- far west
- Filles
- finance
- Giovanni
- guerre
- guerre de yougoslavie
- histoire
- hitler
- homosexualité
- Inde
- interview
- Jacques de Molay
- James Bond
- japon
- jeunesse
- Le Louvre
- légion
- ligne claire
- littérature
- Londres
- manga français
- meurtre
- Mexique
- monstres
- mort
- musique
- mythologie
- nazisme
- Noël
- Normandie 44
- Odin
- Ordre des Templiers
- paris
- parodie
- peinture
- Père Noël
- pétrole
- peur
- Philosophie
- pirates
- planète
- policier
- politique
- pornographie
- première guerre mondiale
- princesse
- racisme
- religion
- rock
- Rome antique
- Shônen
- sicile
- super héros
- terrorisme
- thriller
- thriller psychologique
- vacances
- vengeance
- vie quotidienne
- violence
- voyage
Index des genres
Archive:
- mai 2012
- avril 2012
- mars 2012
- février 2012
- janvier 2012
- décembre 2011
- novembre 2011
- octobre 2011
- septembre 2011
- août 2011
- juillet 2011
- juin 2011
- mai 2011
- avril 2011
- mars 2011
- février 2011
- janvier 2011
- décembre 2010
- novembre 2010
- octobre 2010
- septembre 2010
- août 2010
- juillet 2010
- juin 2010
- mai 2010
- avril 2010
- mars 2010
- février 2010
- janvier 2010
- décembre 2009
- novembre 2009
- octobre 2009
- septembre 2009
- août 2009
- juillet 2009
- juin 2009
- mai 2009
- avril 2009
- mars 2009
- février 2009
- janvier 2009
- décembre 2008
- novembre 2008
- octobre 2008
- septembre 2008
- vous n'êtes pas identifié: créer votre compte ou vous identifier
CHRONIQUE - Ashita no Joe, le manga de la boxe ! par remi le 22/02/2011
La chronique - Dossier de Rémi - Librairie Le Caniveau, Paris XVIIème.
Il y a un an, Glénat publiait le premier tome d’un manga mythique: Ashita no Joe. En effet, plusieurs étranges histoires ont précédé sa traduction en France. Par exemple, la mort de l’un des protagonistes de l’histoire donna lieu à de véritables funérailles, suivies par environ 700 personnes. Il y a aussi ces terroristes d’extrème gauche qui en avaient fait leur étendard lors d’actions spectaculaires. Restait donc à voir ce que valait l’oeuvre elle-même.
Eh bien, on n’est pas déçus, c’est le moins que l’on puisse dire.
Qu’est-ce donc qu’Ashita no Joe?
C’est d’abord un manga de sport, un genre à part entière dans la production nippone. Le sport en question, c’est la boxe. On suivra l’ascension d’un jeune orphelin, Joe Yabuki, depuis les bas-fonds de Tokyo jusqu’aux rings les plus prestigieux.
Soit. Mais ce n’est pas tout. Loin du héros fadasse et velléitaire classique, du genre qui veut “devenir le meilleur –complétez avec le sport de votre choix- du monde” et gnagnagni et gnagnagna (spéciale dédicace à Olivier Atton!), Joe Yabuki est, de prime abord, un salopard, une petite racaille bravache et quelconque, grande gueule, sans avenir (ni passé), malhonnête, qui ne manifeste aucun intêret pour la boxe, et encore moins pour la rigueur qu’implique la pratique d’une telle discipline. Ainsi, malgrè les encouragements et les enseignements d’un vieil entraîneur alcoolique du nom de Danpei, Joe se retrouve assez vite en maison de correction, encore plus minable que ce qu’il était au début de la série. Et c’est là, dans cette prison, qu’il commence à sérieusement s’interresser à la boxe. Pour s’en sortir, vous pensez? Que nenni! C’est seulement parce que dans cette prison se trouve un boxeur talentueux nommé Rikiishi, dont la tête ne revient pas à Joe, que celui-ci accepte de débuter sérieusement son apprentissage. Juste pour casser la gueule à Rikiishi. Ainsi commence l’ascension de Joe vers les sommets!
Voilà pour le scénario de base d’une série qui, vous l’aurez compris, ne manque pas d’humour. Pour le dessin, le travail de Chiba est certes du déjà-vu, car l’influence du grand maître Tezuka, alors à son firmament, était quasi inévitable à l’époque. Mais le trait de Chiba, à défaut d’être singulier, témoigne d’une compréhension parfaite de ce qui fonctionnait à merveille chez la figure tutélaire du manga moderne. Ainsi, non seulement on retrouve le mouvement et l’efficacité qui nous ravit chez Tezuka, mais en plus Chiba fait valoir une science du cadrage époustoufflante. Ce qui, ajouté au dynamisme de son dessin, rend nottament les combats très réalistes, suffisament en tout cas pour qu’à la lecture on ressente le sang, la sueur et la douleur inhérents à la boxe.
En résumé, le dessin convient parfaitement à une histoire qui vicie la trame conventionnelle du genre. Mais Ashita no Joe est aussi beaucoup plus qu’un simple manga de sport. Si ce manga a eu une réception aussi forte dans le Japon des années 60, c’est aussi parce que c’est un manga à forte connotation sociale. Influencé par le Gekiga* alors naîssant, Ashita no Joe (en français, cela signifie littéralement “Joe de demain”, tout un programme -et remercions au passage Glénat de nous avoir épargné cette traduction qui ne passe pas très bien dans notre langue) c’est aussi l’histoire d’un personnage qui se bat, au sens propre comme au figuré, pour échapper à sa condition. Il faut rappeler que ce manga se situe dans le Japon des années 60, un pays alors en pleine reconstruction morale et structurelle**. Tout comme dans le cinéma italien des années 50-60, les laissés-pour-compte des trente glorieuses s’impatientent que leur tour vienne de retrouver une vie décente. Tout comme dans les utopies musicales de l’allemagne des années 60-70, un pays tout entier cherche à se reconstruire une identité et une dignité. Et Joe Yabuki l’orphelin teigneux, quoique personnage fictif, sera le porte étendard des parias de l’après-guerre. Le tout emballé par une énergie positive galvanisante.
Ashita no Joe, c’est donc une bonne vieille épopée sportive et ludique, ainsi qu’une critique sociale du Japon de l’époque, sans concession, mais sans fatalisme non plus. Un beau défi relevé avec talent! Oui, ce vieux cru a décidemment bien vieilli, il y a vraiment tout pour plaire dans cette série. Drôle, hormonal et intelligent, Ashita no Joe est en tout point passionnant. Vivement le prochain!!
*Gekiga (dessin dramatique) est un terme créé par Yoshihiro Tatsumi, qui voulait ainsi caractériser des mangas de la veine réaliste. Par exemple, le Kamui-den de Sanpei Shirato, c’est un peu Guerre et Paix ou l’Assommoir dans le Japon du XVII° siècle.
**Plus spécifiquement à propos des traumatismes de la défaite de 46 au Japon, je vous recommande vivement Gen d’Hiroshima, autre chef d’oeuvre de cette époque.
L'échelle des humeurs du mouton
Vous aimerez aussi
On parle de cette bande dessinée
Vendu!
-
La vestale de satan
prix : 9,00 €
-
Déesse blanche, déesse noire
prix : 65,00 €
-
A l'ombre de l'acacia
prix : 13,75 €
-
La chanson du muet
prix : 14,00 €
-
Yang=Yin
prix : 6,00 €
-
Confession express
prix : 6,00 €
-
Treize contre un (coffret + scénario)
prix : 7,00 €
-
Indian tonic
prix : 20,00 €
-
La nuit des totems
prix : 35,00 €
-
Feux
prix : 10,00 €
-
Lumière
prix : 10,00 €
-
Revanche
prix : 12,00 €
-
Visions
prix : 12,00 €
-
Corporate America
prix : 8,00 €
-
Narcocratie
prix : 12,00 €
-
La Victoire
prix : 2,00 €
-
Super Gotenks
prix : 2,00 €
-
Le Sorcier Babidi
prix : 2,00 €
-
Cell
prix : 2,00 €
-
Trunks
prix : 2,00 €
-
Le super Saïyen
prix : 2,00 €
-
Piccolo
prix : 2,00 €
-
Le Capitaine Ginué
prix : 2,00 €
-
Végéta
prix : 2,00 €
-
Coffret intégrale
prix : 13,00 €
