CHRONIQUE - Une vie sans Barjot - Futuropolis par caroline.c le 22/03/2011

Prix neuf :
16,00 €
En librairie le :
10/03/2011
Bravo
Scénario
Appollo
Dessin :
Stéphane Oiry
Série :
Une vie sans Barjot
Éditeur :
Futuropolis
Format :
20x28.5cm
Thème(s) :
Futuropolis , adolescence , Adulte

La chronique en bref

Le thème principal de cet album est la recherche de soi… Un album plein de tendresse, qui fera surement écho à bon nombre d’entre nous.

La chronique de Caroline :

Matthieu, vient d’avoir 18 ans. Il passe une dernière nuit dans sa ville de province avant de monter à Paris pour commencer une nouvelle vie, ou autrement dit pour débuter sa vie d’adulte. Cette nuit là, il veut en profiter : voir ses potes une dernière fois, déambuler dans cette ville qu’il a toujours connu et dans laquelle il se sent en sécurité. Cette ville, qu’il connaît depuis son enfance, est le symbole de cette vie présente mais déjà passée. Cette vie qu’il quitte avec regret, mais qui à la fois ne peut plus durer. C’est bien cela, l’adolescence : dire adieu à sa vie d’ado, pour aller vers l’âge adulte ressemble pour Matthieu à un voyage initiatique. Plus la nuit avance, plus il approche de la maturité nécessaire pour accepter ce changement.

Dans La vie sans Barjot, nous nous attachons « aux basques » de Matthieu et de ses copains, dans l’univers de ces ados, où l’amitié, l’amour, le sexe et les désillusions se mêlent, comme un avant goût de ce que sera leurs vies d’adulte.

Au fond, le thème principal de cet album est la recherche de soi…et de ce que l’on voudrait être. C’est le dénominateur commun à tous les personnages. Matthieu doute de son choix : il veut partir à Paris, mais ne veut pas quitter ses amis, Noémie son premier amour, cette ville qu’il connaît par cœur, et qu’il redécouvre au cours de cette balade nocturne. Cette nuit lui fait reconnaître qu’il a peur de l’inconnu. Christophe, un de ses copains est un poète rêveur, qui veut devenir écrivain, cinéaste, peintre, dessinateur bd (dans l’ordre !) mais qui au final n’ose pas quitter le confort de la vie chez ses parents. Jean-Mohammed dit Barjot, offre un portrait plus amer : plein de lucidité, peut être trop, sur la vie et ses difficultés, il préfère faire le con, plutôt que de l’affronter.

Les dessins de Oiry offre une ambiance onirique à ce road movie urbain. La ville est omniprésente en toile de fond, les détails du dessin apportent une réalité au scénario. Chaque ambiance est appuyée par une teinte, le bleu accompagne la mélancolie de Matthieu et Barjot, le marron symbolise le glauque du quartier des Docks, le rose pour l’érotisme de l’appartement de leur copain Fred…

La nostalgie et l’inquiétude de Matthieu concernant son avenir sont des sentiments que nous avons tous connu. Une vie sans Barjot est un album plein de tendresse, qui fera surement écho à bon nombre d’entre nous.

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