CHRONIQUE - Alter Ego : Fouad par geraldine le 27/04/2011

Prix neuf :
11,95 €
En librairie le :
01/04/2011
Bien
Scénario
Denis Lapière
Dessin :
Mathieu Reynès
Série :
Alter Ego
Éditeur :
Dupuis
Format :
94 pages
Thème(s) :
Dupuis , Enquête , Denis Lapière

La chronique en bref

Ce 2ème album révèle véritablement le talent des scénaristes dans la construction de cette affaire internationale Le dessin est soigné, les couleurs finement choisies.

La chronique de Géraldine :

L’histoire commence à Johannesburg aux pieds de buildings de verre et d’acier. Un parking, un défilé de personnes sur leur 31. Tous sont là pour « fêter » l’anniversaire de la fondation World War to Aids (WW2A), à la tête d’une campagne de dépistage et de vaccination contre le sida.

Fouad, notre héros d’un tome est également présent. Mais très vite, l’ambiguïté s’installe. Fouad menace sur le parking du gratte-ciel, un homme au moyen d’une seringue contenant un virus mortel. Cet homme est journaliste, Fouad a l’intention de lui subtiliser son identité et sa carte de presse pour s’introduire parmi les invités du congrès et décrocher un entretien très particulier avec sa principale ambassadrice : Miranda Grynson. Terroriste ? Fou ? Fanatique ? Rassurez-vous, Fouad n’est rien de tout cela. Il est infirmier. Par vocation, il s’est engagé auprès de la WW2A en Colombie. Or, après avoir remarqué certaines incohérences sur le terrain et surtout après que l’une de ses amies ait disparu, Fouad est convaincu que la WW2A a un autre dessein que celui d’éradiquer le virus du sida...

Ne ressentez-vous pas comme un frisson le long de votre colonne vertébrale ? Besoin d’une petite éponge peut-être, pour essuyer les gouttes qui commencent à perler le long de vos tempes ? Rassurez-vous, l’intrigue fait peur mais la lecture se passe très bien. Les pages se tournent toutes seules. Fouad révèle véritablement le talent des scénaristes, Denis Lapière et Pierre-Paul Renders. Dans ma chronique sur Camille, je vous recommandais en cas de déception ou de confusion, de vous jeter sur Fouad (manière de parler, bien sûr). Je pense très sincèrement que c’est avec ce tome que l’on comprend la portée de la série, que l’on commence à percevoir l’épaisseur de son contenu. J’ai adoré la rage, la foi et le militantisme de Fouad, je me sens prête à le relayer, à reprendre le flambeau pour élucider cette affaire internationale. Dans ce tome, le dessin est toujours autant soigné, les couleurs finement choisies. Une palpitante lecture dont la tension risque de monter, monter au fil des tomes...

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton