CHRONIQUE - Brouillard au pont de Bihac par nicolas le 21/04/2011

Prix neuf :
17,00 €
En librairie le :
07/10/2009
Bien
Scénario
Jean-Hugues Oppel
Dessin :
Gabriel Germain
Série :
Brouillard au pont de Bihac
Éditeur :
Casterman
Collection :
Rivages/Casterman/Noir
Format :
104 pages
Thème(s) :
terrorisme , guerre de yougoslavie

La chronique en bref

Deux histoires différentes, mais une même ambiance : du noir, du très noir !

La chronique de Nicolas :

Derrière l’album Brouillard au pont de Bihac se cache deux histoires distinctes, issues de deux nouvelles de Jean-Hugues Oppel, auteur d’origine franco-helvétique.

Les deux intrigues sont très différentes.
Brouillard au pont de Bihac (60 pages) nous plonge dans la guerre de Yougoslavie. Svobodan, est un sniper, dont la mission est de tuer chaque jour, de faire mal, au plus profond de l’être humain, à une population qui n’a déjà plus rien. A priori, c’est jour de chance aujourd’hui pour Svoboda, car il va pouvoir tuer, mais avant tout, commencer par blesser un enfant. Un enfant c’est ce qui a de mieux, car derrière un enfant, c’est un parent affolé qui court à son secours, ce qui lui permettra un double jackpot… ou du moins peut-être, car le brouillard, véritable ennemi du sniper, se lève.

58 minutes pour mourir (30 pages) nous transporte dans un univers différent mais rassurez-vous aussi noir : le terrorisme aérien.

Deux histoires différentes, mais une même ambiance, du noir, du très noir où la violence est froide, déshumanisée, sans scrupule, sans remords, même vis-à-vis de l’innocence des enfants. La construction est dans les deux cas identique. Les éléments se mettent tranquillement en place, même si vous ne manquerez pas de percevoir toute la tension derrière le calme apparent. Le final est toujours le même : la chance sourit aux monstres.

Il faut aimer ces ambiances de lecture, où vous serez vite glacé par ces deux scénarios qui nous plantent leurs crocs dans le bas-ventre. Le dessin de Gabriel Germain, en noir et blanc, poursuit l’exercice de style. Pour une ambiance noire, rien de mieux que de choisir des planches sur fond noir. Elles ne laissent que peu d’espaces libres et blancs à des personnages et à des décors minimalistes, droits et anguleux.

Cet album qui a toute sa place dans la collection Rivages Casterman Noir sera à recommander avant tout aux amateurs de la noirceur réelle humaine, ainsi qu’aux lecteurs à la recherche de lectures « chocs » et rapides (peu de pages et de texte).

Votre chroniqueur

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