CHRONIQUE - Les carnets de Darwin, T.2 : La mort d’une bête par Andre-Xavier le 27/05/2011

Prix neuf :
13,95 €
En librairie le :
18/02/2011
Bien
Scénario
Sylvain Runberg
Dessin :
Eduardo Ocaña
Couleur :
Tariq Bellaoui
Série :
Les carnets de Darwin
Éditeur :
Le Lombard
Format :
23.7cm x3cm1; 56 pages
Thème(s) :
Enquête , meurtre

La chronique en bref

Sylvain Runberg sait mêler très habilement histoire et fiction dans un rythme impeccable. Les dessins d’Ocana ne sont pas en reste car ils soulignent le mystère et la violence du propos sans pour autant perdre en esthétique et en précision.

Le synopsis des éditions Le Lombard:

La bête qui terrorisait les ouvriers du chemin de fer a été abattue et  la reprise du travail votée, mais Charles Darwin est loin d'être satisfait. En effet, trop de mystères entourent encore ce fauve et la science moderne ne permet aucune explication rationnelle. Les incantations des mystiques hantant les bois du Yorkshire auraient-elles à voir avec cette anomalie ? Il y a des jours où le célèbre biologiste leur envie leur foi. Pas facile, en effet, de conserver une vision claire du monde lorsque cette dernière est en permanence troublée par le doute...

La chronique d’André-Xavier :

Transformer le grand Charles Darwin en une sorte de Sherlock Holmes naturaliste aux trousses d’une bête tueuse qui terrorise un chantier de construction dans le Yorkshire du 19ème siècle, la tentative était pour le moins culottée.

Mais quand c’est fait avec autant de talent on se prend vite au jeu. La bête tueuse est, pour beaucoup, une créature démoniaque invincible venue châtier les hommes. Quoi de mieux que l’esprit rationnel d’un des plus grands scientifiques de son temps pour ramener la raison là où la superstition et l’irrationnel ont enflammé les esprits ?

Le premier tome s’est refermé sur la mort de la bête liée à une explosion dans la mine. Charles examinait alors le peu qu’il restait du corps de cette créature inconnue, en se demandant si c’était l’unique spécimen ou non. Comme nous sommes au deuxième tome, vous vous doutez bien qu’il n’en est rien. La traque se poursuit mais un énorme problème lié à Darwin lui-même va venir singulièrement compliquer la tache. Je ne vous en dirai pas plus cela gâcherait la découverte.

Sylvain Runberg est décidément le scénariste qui monte en ce moment, sachant mêler très habilement histoire et fiction dans un rythme impeccable.

Tiendrions-nous le nouveau Jean Dufaux ? Ce n’est pas  impossible. On lui doit aussi l’excellent « Jack » qui sort en ce moment et qu’il ne faut pas rater.
Les dessins d’Ocaña ne sont pas en reste car ils soulignent le mystère et la violence du propos sans pour autant perdre en esthétique et en précision. Un très bel accord.

Votre chroniqueur

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