CHRONIQUE - Le montreur d'histoires - Le lombard par caroline.c le 18/07/2011

Prix neuf :
19,50 €
En librairie le :
20/05/2011
Bravo
Scénario
Benoit Drousie Zidrou
Dessin :
Raphael Bouchot
Série :
Le montreur d'histoires
Éditeur :
Le Lombard
Format :
104 pages
Thème(s) :
Afrique

La chronique en bref

Ce conte politique est aussi triste que réjouissant. Le lecteur se surprend à s’émouvoir et à sourire d’une bulle à l’autre.

La chronique de Caroline :

« Il était une fois » est un conteur, déambulant de village en village pour apporter joie et rêverie sous le soleil africain. Ce faiseur de rêves conte ses plus belles histoires et anime ses marionnettes sous les yeux ébahis du public, qui, pour un instant, en oublie un quotidien pas toujours très tendre avec lui. Un marionnettiste certes, mais un marionnettiste sans mains !

Mais lorsque « il était une fois » décide de rentrer chez lui, tout va basculer, car les faiseurs de rêves n’ont pas leur place dans un régime totalitaire. L’imaginaire est bafoué par l’autoritarisme et la douceur de vivre par la rudesse des coups. Pourtant, les histoires perdurent et offrent l’éternité à ceux qui les content comme à ceux qui les écoutent. Les hommes passent mais les idées restent.

« Amer comme la mort, sucré comme la vie et doux comme l’amour », ce conte politique est aussi triste que réjouissant. Nous plongeons à corps perdu dans cette ballade dès la première page et on se surprend à s’émouvoir et à sourire d’une bulle à l’autre. Car c’est bien cette opposition permanente, justement menée par Zidrou, entre la beauté de l’imaginaire et la cruauté de l’Homme qui rendent cette BD passionnante.

L’album Le montreur d’histoires est un hommage rendu à la désobéissance civile et à la persévérance face à la folie humaine. Le scénario est percutant et s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes. Les dessins de Beuchot (Lauréat du prix Raymond Leblanc 2008) et les couleurs chaudes nous emportent dans cette histoire, tout en renforçant ce contraste avec la tragédie qui s’y déroule. On lit cet album avec plaisir, on le relit avec amour, et ainsi de suite car « après la fin, quand le rideau est retombé, il y a l’envie ! L’envie déjà d’une autre histoire ! »

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton