CHRONIQUE - Les longues traversées par geraldine le 06/08/2011

Prix neuf :
15,95 €
En librairie le :
20/05/2011
Bien
Scénario
Bernard Giraudeau
Dessin :
Christian Cailleaux
Couleur :
Christian Cailleaux
Série :
Les longues traversées
Éditeur :
Dupuis
Collection :
Aire Libre
Format :
80 pages en couleurs
Thème(s) :
Dupuis , amour , Bernard Giraudeau , Christian Cailleaux

La chronique en bref

Les longues traversées représentent une jolie métaphore de ce qu’est la vie. Elles racontent la quête d’un idéal, celui de Théo. Elles parlent à la fois du présent et du passé, elles parlent d’amour. Oeuvre ultime de Bernard Giraudeau

Le synopsis des éditions Dupuis :

Diego, le matelot à quai, et Théo, l'ancien marin apprenti écrivain, nous entraînent sur les quais du port de Lisbonne, à la poursuite de leurs rêves d'enfance, préservés dans leur mémoire ou abîmés par la vie. Aux récits de voyages de Diego se mêlent les fantasmes d'écrivain de Théo, tous deux obsédés par le fantôme de femmes réelles, imaginaires ou disparues dont ils réveillent le souvenir au gré de leur conversations. De rêves chimériques en vraies blessures, Diego et Théo réinventent leur vie, dans l'attente d'un départ qui n'a jamais lieu.

La chronique de Géraldine :

Contées par Bernard Giraudeau et illustrées par Christian Cailleaux, Les Longues Traversées parlent de voyage, d'idéal, de quête de soi et surtout d’amour. Elles racontent l'histoire de Théo. Théo vit à la Rochelle, où il a grandi entre les remparts et l’océan.

Après le départ de son amour d’enfance, Théo qui a 16 ans prend le large et s’engage dans la marine. «Le temps des hommes, celui de l’adolescence déchirée pour grandir plus vite, pour s’oublier» Prendre la mer, faire le tour de la Terre, devenir un homme et puis revenir. De retour à la Rochelle, Théo vit de menus travaux, il écrit aussi de temps en temps. Une rencontre féminine un jour, lui fait découvrir le journal d’une femme d’un autre siècle, qui par amour et par vengeance devient pirate et sème la terreur sur le fleuve Amazone. Le romantisme du personnage séduit Théo qui entreprendra d’écrire un roman inspiré des femmes de sa vie et de ce personnage charismatique.

Au cours de ces traversées, des tempêtes, des accalmies, des lumières dans la nuit... De belles rencontres, des destins tragiques aussi.

Lorsque j’ai lu ce très beau livre, la voix inoubliable de Bernard Giraudeau ponctuait chacune des pages. On se laisse bercer par la houle et soudain, on se prend à fantasmer, à faire la relation entre le parcours de l’auteur et l’histoire de ce Théo. C’est comme si le récit était recouvert d’un voile léger, d’un résille sensuelle pour laisser entrevoir quelques détails et inciter l’imagination à faire le reste... Une fenêtre ouverte sur nos propres émotions, notre vécu...

«Il y a toujours le temps des premières fois. Celle qui s’empreinte au fond du ventre et que vous gardez précieusement, celle qui vous emmène au bout du monde retrouver la femme aperçue un jour dans la brume des quais (...)»

Ponctuées de lumières contrastées et de couleurs tranchées, l'histoire de Théo plonge le lecteur en eaux troubles. Les traits s’entrecoupent, les formes tanguent, les mots roulent, le lecteur chavire... Laissez-vous happé par cette lecture, prenez le large et vous verrez...

Votre chroniqueur

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