CHRONIQUE - Mauro Caldi, T.1 : Mille Miglia par marc le 03/08/2011

Prix neuf :
13,00 €
En librairie le :
25/05/2011
Bien
Scénario
Denis Lapière
Dessin :
Michel Constant
Couleur :
Béatrice Constant
Série :
Mauro Caldi
Éditeur :
Paquet
Collection :
Calandre
Format :
23.5 x 31.5 cm
Thème(s) :
Denis Lapière , course automobile

La chronique en bref

Une belle intrigue sur fond d'Italie des années 50, de course automobile et de mafia, mais aussi une réflexion sur le prix à payer pour assouvir ses rêves.


Le synopsis des éditions Paquet :

Débrouillard, malin, mécanicien casse-cou, Mauro Caldi a un rêve, devenir pilote de course ! Et quelle meilleure occasion pour cela que de concourrir sur la plus prestigieuse des courses: les Mille Miglia… Mais la médaille a un revers, et l’enthousiasme de notre jeune héros semble parfois confiner à la naïveté…

La chronique de Marc :

Une fois de plus, les éditions paquet sous la collection "calandres" nous livrent un très bel album sur fond d'Italie des années cinquante, de course automobile et de mafia.

Mais contrairement aux précédentes parutions, Mille Miglia est plus profond qu'il n'y parait de prime abord et ne se limite pas à une intrigue légère, prétexte à une plongée dans cette légendaire compétition. Bien au contraire, Denis Lapière s'attache à nous décrire avec habileté la personnalité de Mauro Caldi, jeune pilote passionné et naïf qui saura saisir l'opportunité de réaliser son rêve: Gagner les Mille Miglia.

Mais la naïveté à ses limites et lorsqu'on pactise avec la mafia il y a des promesses que l'on se doit d'honorer.
Toute passion est destructrice, Mauro Caldi l'apprendra à ses dépends. Au mépris de la parole donnée, il remportera la course mais dans l'anonymat et la fuite. Certains rêves ne devraient, parfois, ne jamais se réalisés, mais à vingt ans, les actes priment sur la raison.

Grâce à une parfaite maîtrise de la ligne claire, Michel Constant donne au scénario de cet album une profondeur inattendue. Dès les premières planches on se retrouve plongé dans l'Italie des années 50 avec des décors d'une précision extraordinaire et des personnages laissant transparaître des sentiments très contrastés malgré le choix de ce type de dessin. Mais là où Constant se surpasse, c'est sur la précision des voitures qu'il capture avec talent tout au long de l'album donnant à cette course mythique la place qui lui revient dans l'intrigue de Denis Lapière.

Un très bel album à facettes que l'on peut lire avec légèreté et plaisir mais qui prend une réelle profondeur si l'on s'attarde sur le scénario. La dernière planche de cet album est édifiante et ne manquera pas de vous laisser perplexe.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton