CHRONIQUE - Le sang des bâtisseurs T.2 - Vents d'Ouest par geraldine le 27/09/2011

Prix neuf :
13,50 €
En librairie le :
15/06/2011
Bof
Scénario
Mickael Le Galli
Dessin :
Marie Jaffredo
Série :
Le sang des bâtisseurs
Éditeur :
Vents d'Ouest
Collection :
Fantastique
Format :
228 x 323 mm, 56 pages couleurs
Thème(s) :
histoire , thriller

La chronique en bref

Thriller d'un autre temps que saurons apprécier les amateurs d'histoire et d'architecture. Enquête monastique et couleurs pâles, entre apaisement et ennui.

La présentation des éditions Vents d’Ouest :

Eyglière, midi de la France, XIIe siècle. Depuis qu'elle a été dépêchée pour diriger la construction d'une abbaye, Margot Saint-Benoît est victime de songes où elle voit des meurtres rituels qui ont lieu sur le chantier. Les ouvriers apeurés finissent par déserter les lieux, mais avec l'arrivée de nouveaux maçons et de Tegwen, un ami de Margot, le chantier de l'abbaye reprend avec ardeur. Cependant, la maître-bâtisseuse ne peut trouver la tranquillité sans connaître la vérité. Une nuit, elle parvient à convaincre Tegwen de retourner avec elle dans la grotte sous l'abbaye... Ils y découvriront bien des secrets unissant les Liges de Bormanus et l’émissaire qu’ils retrouvent la nuit dans les bois. Reste à savoir si Margot et ses proches sortiront indemnes des évènements dramatiques qui se préparent…

La chronique de Géraldine :

Dans le premier livre du Sang des Bâtisseurs, nous découvrions une jeune maître-bâtisseuse, Margot Saint-Benoît, à la tête d’un vaste chantier de construction d’abbaye. Outre son génie architectural, Margot possède des dons divins, elle voit dans ses rêves des sacrifices, des scènes rituelles qui ont lieu sur le site même où elle souhaite bâtir un édifice religieux. Délire ou prémonition?
Dans ce deuxième tome, nous retrouvons la jeune femme, seule, abandonnée de ses ouvriers effrayés par la malédiction. Alors que de nouveaux maçons la rejoignent pour poursuivre les travaux d’édification, Margot dont les cauchemars n’ont jamais cessé, entreprend d’inspecter les souterrains de l’abbaye et y découvrira des éléments pour le moins... édifiants !
Si l’énigme est bel et bien posée, elle n’a pas suffi à me captiver. Je n’ai tremblé à aucun moment pour notre jeune héroïne dont la curiosité lui fait courir pourtant de grands dangers. Le rythme est relativement lent, si lent que l’on s’autorise à sauter des strips pour avancer dans cette enquête «monastique».
Les couleurs très pâles apportent certes de l’apaisement mais elles renforcent ce sentiment d’ennui que j’ai ressenti tout au long de la lecture.
Reconnaissons toutefois, le travail bibliographique accompli par Michael Le Galli et Marie Jaffredo pour réaliser ce thriller d’un autre temps. Les amateurs d’Histoire et d’architecture le reconnaîtront et s'approprieront très certainement cette histoire qui rappelle le célèbre roman d’Umberto Eco... Je me repens et encore pends.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton