CHRONIQUE - Le policier qui rit - Casterman par caroline.c le 10/10/2011

Prix neuf :
18,00 €
En librairie le :
21/09/2011
Bravo
Scénario
Roger Seiter
Dessin :
Martin Viot
Série :
Le policier qui rit
Éditeur :
Casterman
Collection :
Rivages/Casterman/Noir
Format :
88 pages, 18.5x26cm
Thème(s) :
Enquête , policier

La chronique en bref

Totalement plongés dans le processus de l’enquête, nous suivons pas à pas l’avancée des réflexions de la police. Une bande dessinée à conseiller aux amateurs du genre policier !

Le synopsis des éditions Rivages / Casterman / Noir

Stockolm, 1967. Dans un quartier périphérique de la capitale suédoise, tard lors d’une soirée pluvieuse, neuf personnes ordinaires sont massacrées à l’arme à feu dans un bus de la ligne 47. Aucun mobile apparent, aucun indice sérieux. Il y a pourtant un détail surprenant dans cette sinistre affaire : l’une des victimes était un officier de police. Que faisait-il à cet endroit à cette heure, loin de son environnement habituel ? Le commissaire martin Beck et son équipe se mettent au travail. Méthodiques, minutieux, obstinés. L’identification des victimes, puis l’étude attentive de leur passé, apportent peu à peu des pistes nouvelles. Et comme souvent, derrière la façade lisse des apparences, ce sont des réalités sordides qui émergent…

La Chronique de Caroline :

Le policier qui rit est une adaptation en bande dessinée du livre policier du même nom, écrit par Per Wahlöö et Maj Sjöwall. Composée de 10 romans, cette série policière sortie entre 1965 et 1975, a connu un grand succès en Suède, grâce aux enquêtes de Martin Back et de ses coéquipiers.

Dans cet album, nous découvrons donc Martin Beck, Lennart Kollberg et les autres en images, en plein cœur d’une enquête sur une attaque meurtrière dans un bus de Stockolm : 9 personnes sont trouvées assassinées dans un bus, au terminus de la ligne 47. Le chauffeur, une infirmière, un homme d’affaire, une veuve se trouvent parmi les victimes… Un détail va permettre aux enquêteurs de trouver une piste et de s’y tenir : la présence d’Äke Senström, un inspecteur de police, n’ayant a priori aucune raison de se trouver dans ce bus…

Totalement plongés dans le processus de l’enquête, nous suivons pas à pas l’avancée des réflexions de la police. Liste des victimes, interrogatoires des proches, perquisitions, nous suivons tout avidement, restant concentrés pour ne pas perdre le fil d’une enquête qui se dédouble au fil des pages. L’enquête du bus laisse peu à peu la place aux motifs de la présence de l’inspecteur dans le bus.

Le scénario est sans conteste bien ficelé, étant adapté d’un véritable roman policier. Il est aussi complexe : entre le nombre d’enquêteurs et leurs histoires personnelles, le nombre de victimes et leurs raisons d’être dans ce bus, et l’enquête parallèle sur la présence d’Äke dans ce bus.

Les dessins aident à la compréhension du scénario. Même si Martin Viot reste dans un panel de couleur assez restreint, les ambiances entre le commissariat, et les différents intérieurs se distinguent assez bien. Les dessins apportent des détails et du réalisme à l’enquête.

En 122 pages, le lecteur est tenu en haleine. Sur ce point, Martin Viot et Roger Seiter restent fidèles à Sjöwall et Wahlöö. Le travail de dessin et d’adaptation scénaristique ont permis de traduire ce roman en une bande dessinée que je conseille aux amateurs du genre policier.

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