CHRONIQUE - Wotan - Dupuis par emmanuel le 15/10/2011

Prix neuf :
14.95 €
En librairie le :
19/08/2011
Bien
Scénario
Eric Liberge , Eric Liberge
Série :
Wotan
Éditeur :
Dupuis
Collection :
Grand public
Format :
24*32
Thème(s) :
Dupuis , eric liberge , guerre , Odin

La chronique en bref

Eric Liberge, avec ce premier tome, m’a surpris en abordant le nazisme d’un point de vue artistique. Une série avec un énorme potentiel, même s'Il est difficile de juger cette trilogie sur ce premier album, complexe.

Le synopsis des éditions Dupuis

Un jeune homme et un enfant dans la folie raciale du IIIème Reich.
Septembre 1939, en France. Le jeune Louison est un enfant étrange. Amnésique, rejeté par les autres enfants, il parle en allemand dans son sommeil, se passionne pour la préhistoire et entretient de longs échanges imaginaires avec Du Guesclin. Placé dans une famille d'accueil, il fuit, et finit par être recueilli dans un campement de gitans.
Au même moment, Etienne Murol, un jeune artiste, de retour de l'Académie de Vienne, retrouve Paris en proie à la fièvre des préparatifs de guerre. Mobilisé, il est envoyé en casernement à la ligne Maginot. La tête pleine de sentiments contradictoires, il ne peut se défendre d'une certaine exaltation face au nazisme et aux recherches pseudo scientifiques et culturelles menées sous la bannière de la pureté raciale.
Sans qu'ils le sachent, le destin de cet enfant et de ce jeune homme sont liés, tandis que s'abat sur l'Europe l'ombre de l'idéologie du IIIème Reich.

La chronique d’Emmanuel

Le savais-tu, amis lecteur, que Wotan était le terme allemand pour désigner Odin ?
Le sujet de la seconde guerre mondiale a déjà été traité maintes et maintes fois, de manière plus ou moins réussie. Pourtant Eric Liberge, avec ce premier tome 1939-1940 m’a agréablement surpris en abordant le nazisme d’un point de vue artistique. Eric Liberge ne met pas en avant les réalisations artistiques des nazis mais nous rappelle juste que la propagande nazie aimait la mythologie nordique ainsi que les bûchers de livres. La guerre n’est pas seulement une histoire d’hommes qui se battent pour leur patrie. C’est avant tout une idéologie qui use et abuse de la propagande pour formater l’individu (un peu comme la pub).
Dans ce tome, vous rencontrerez deux personnages qui auront deux approches différentes des mythes. Un enfant allemand qui voit en Du Guesclin un idéal. Un artiste allemand qui est fasciné par la mythologie nordique (Un des vecteurs de la propagande nazie).

Eric Liberge dans ce premier tome nous déroute. Le lecteur a du mal à comprendre où il veut en venir exactement. L’histoire est complexe au même titre que le graphisme. On sent un dessinateur aguerri et professionnel. Eric Liberge arrive à communiquer par son dessin des émotions que peu de dessinateurs savent transmettre. Même si son dessin n’est pas celui que je préfère, c’est certainement un des plus aboutis en terme d’émotion.

Wotan devrait plaire aux adultes et grands adolescents. C’est certainement une très bonne série. Espérons que les deux prochains tomes soient en ligne avec mes attentes.

Un jeune homme et un enfant dans la folie raciale du IIIème Reich.
Septembre 1939, en France. Le jeune Louison est un enfant étrange. Amnésique, rejeté par les autres enfants, il parle en allemand dans son sommeil, se passionne pour la préhistoire et entretient de longs échanges imaginaires avec Du Guesclin. Placé dans une famille d'accueil, il fuit, et finit par être recueilli dans un campement de gitans.
Au même moment, Etienne Murol, un jeune artiste, de retour de l'Académie de Vienne, retrouve Paris en proie à la fièvre des préparatifs de guerre. Mobilisé, il est envoyé en casernement à la ligne Maginot. La tête pleine de sentiments contradictoires, il ne peut se défendre d'une certaine exaltation face au nazisme et aux recherches pseudo scientifiques et culturelles menées sous la bannière de la pureté raciale.

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton