CHRONIQUE - Le bel âge, T.1 : Désordre - Dargaud par hugo le 03/02/2012

Prix neuf :
14,99 €
En librairie le :
06/01/2012
Bien
Scénario
Merwan
Dessin :
Merwan
Série :
Le Bel âge
Éditeur :
Dargaud
Format :
72 pages

La chronique en bref

Un titre super bien trouvé pour une série superbement inaugurée. Merwan nous fait vivre le quotidien de trois jeunes filles dont le destin va les amener sur le même chemin.Vivement la suite !

La chronique de Hugo.

Qui n’a jamais été nostalgique de cette période ? Qui ne s’est jamais dit au moins une fois qu’il aimerait bien remonter le temps pour revivre ces moments intenses de son existence, et se dire qu’il a encore toute la vie devant soi ?

La nostalgie du « bel âge » ne finira jamais de nous habiter. Mais pourtant, lorsqu’on a 20 ans, tout semble bien éloigné de cette vision idyllique forgée par la mélancolie. Avec le premier tome de cette nouvelle série, Merwan nous fait vivre le quotidien de trois jeunes filles dont le destin va les amener sur le même chemin.

Violette s’abandonne dans l’ennui. Travaillant avec sa mère à l’hôpital afin d’occuper ses journées sans but, elle passe le reste de son temps recluse dans sa chambre, perdue dans ses pensées. Elle se remémore les instants de bonheur avec Damien, et peine à reprendre goût à la vie. De son côté, Lila a commis l’irréparable en se livrant à une passion fougueuse avec le petit ami de sa colocataire et amie Marion. Rejetée de tous, sans logement, elle doit tout reprendre de zéro et affronter le regard des autres. Hélène quant à elle ne vit et ne pense plus qu’à sa thèse de doctorat. Elle s’épuise au travail et peine à entretenir sa relation avec Vincent qui tente de la soutenir autant qu’il le peut.

Le bel âge comme il nous plait à l’appeler ainsi, c’est avant tout celui des angoisses, des doutes et des tourments face aux choix qui vont déterminer notre vie future. Sa beauté réside moins dans son vécu que dans son côté épique.
Avec un coup de crayon sobre mais incisif, Merwan réussit à saisir avec exactitude l’intensité du ressenti de ses personnages. Chacun de ses dessins devient un portrait qui décrit un quotidien banal, et lui donne une certaine grandeur. Les dialogues viennent s’y superposer délicatement, sans troubler le flux naturel qui en découle.

Un titre super bien trouvé pour une série superbement inaugurée. Vivement la suite.

L'échelle des humeurs du mouton